Démarrage du colloque hispano-tunisien sur les défis de la transition démocratique


L’expérience espagnole en matière de réforme politique et de transition économique et sociale a été au centre d’un débat organisé hier à Beit Al Hikma, dans le cadre du colloque hispano-tunisien sur la société et les défis de la transition démocratique.

M. Ezzedine Beschaouch, ministre de la Culture a souligné l’importance à ce que la Tunisie réussisse son processus démocratique, a mis l’accent sur le rôle que joue la société civile dans ce processus et a  insisté sur l’importance du civisme pour garantir la liberté.

L’ambassadeur d’Espagne en Tunisie M. Antonio Cosano a  indiqué, de son coté, que bien qu’aucune expérience en matière de révolution ou de transition démocratique ne soit identique, il existe tout de même une ressemblance entre l’expérience tunisienne et celle vécue par l’Espagne. Ce la s’explique par l’aspiration des deux peuples à la liberté. Il a fait part de l’admiration pour la révolution tunisienne du fait de son caractère pacifiste, et du rôle des jeunes qui ont lutté pour la liberté et la dignité.

M. Ahmed Jejib Chebbi, avocat et fondateur du parti démocrate progressiste ( PDP) a précisé que la révolution tunisienne a démarré du gouvernorat de Sidi Bouzid par l’acte de désespoir de Mohamed Bouazizi qui s’est immolé causant son décès.

Il a aussi noté qu’aujourd’hui, les libertés de presse, d’associations et de réunions sont devenues une réalité tunisienne après la chute du président  Ben Ali.

M.Nejib Chebbi a affirmé que la sécurité n’est pas totalement rétablie et qu’il y a encore des actes de violence survenus dans différentes régions comme à Siliana ou à Gafsa…

Il a révélé  la nécessité de mettre en place un programme de développement social, juste et global, de rétablir la sécurité et de lutter contre les forces extrémistes qui cherchent à porter atteinte au modèle tunisien, fondé sur le juste milieu, la tolérance et l’ouverture sur l’autre.

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