L’avenir de la Tunisie tenu en otage par les LPR


La Tunisie se trouve depuis des semaines dans une impasse politique, sociale, et par là même économique et financière. Le pays subit en cascade, les catastrophes. Celles-ci touchent tous les domaines ; industrie à l’arrêt, tourisme en deuil, investissements en mode stand-by, finances en détresse… L’Etat en est même venu à prélever chez le citoyen, pour ensuite le payer.

Et tout çà pourquoi ? Pour rien, juste pour l’entêtement de quelques uns à vouloir contre vents et marées préserver les fameuses « ligues de protection de la révolution ».

Drôle de situation où les différents partis politiques ont refusé de se joindre à la coalition au pouvoir, pas pour divergence d’opinions ou de programmes politiques, mais, essentiellement, parce que celle-ci s’évertue à défendre à tout prix, les LPR, alors que les autres forces exigent justement avant toute discussion et avant tout compromis, la dissolution de ces ligues.

C’est qu’elles doivent être sérieusement précieuses, ces ligues. Ou dirions-nous, sérieusement dangereuses. Car elles savent se rendre indestructibles, puisqu’elle ont donné le ton lors d’une certaine conférence de presse, que celui qui s’est aventuré à fricoter ne serait-ce qu’un moment avec elles, se trouve pris dans un engrenage fatal : Soit il continue dans ce jeu avec la mort, soit, ces valeureuses ligues vont le démasquer devant tout le monde, et raconter leurs anciens copinages. C’est ainsi, que ces ligues n’ont pas hésité à dénoncer certaines parties relevant des forces de sécurité, en déclarant qu’elles étaient de mèche avec elles. De ce fait, forcément, les partis politiques qui ont à un moment donné composé avec ces ligues, ont tout intérêt à les défendre, au risque de « casser » le pays en entier s’il le faut.

Du coup ces ligues se permettent de plus en plus de libertés et d’audace, fortes de l’impunité dont elles jouissent. Elles ne se cachent plus de leurs connivences même avec les auteurs présumés du meurtre de feu Chokri Bélaïd, sous prétexte qu’il s’agit de jeunes de leur quartier. Elles se permettent aussi de menacer tout le monde y compris le gouvernement, sures qu’elles sont de leur invincibilité et importance sur l’échiquier politique national.

Eh oui, l’échiquier « POLITIQUE » national, voire même toute la nation, qui se retrouvent suspendus au bon vouloir de ces ligues ! C’est certainement un signe de la déchéance sans limite dans laquelle est chue la Tunisie.


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