Noureddine El Khademi: « La question du salafisme est complexe et ne peut être résolue par des mesures sécuritaires »
Le ministre des Affaires religieuses Noureddine El Khademi, a estimé que « La question du salafisme est complexe et ne peut être résolue par des mesures sécuritaires imposées et hâtives ».
Il a recommandé de concevoir une stratégie globale mettant à contribution toutes les parties concernées et fondée sur le dialogue et la persuasion grâce à des arguments scientifiques et religieux.
Présentant, vendredi 20 avril 2012 lors d’une conférence de presse, le bilan des activités de son ministère après les 100 premiers jours du Gouvernement, M. Khademi a affirmé que cette question est en voie de résolution progressive.
Il a appelé, à cet égard, à l’ouverture d’un débat dans les médias auquel prendront part des oulémas, des juristes et des représentants des partis politiques en vue de diagnostiquer les différents aspects du problèmes et parvenir à des solutions de nature à préserver l’unité du peuple et renforcer l’harmonie entre les composantes nationales loin de la polarisation idéologique.
Sur un autre plan, M. Khademi a nié avoir monopolisé l’imamat de la Mosquée Zitouna, précisant qu’il n’avait conduit qu’une seule fois les fidèles dans la mosquée précitée. « L’imamat était ma fonction principale avant d’être désigné à la tête du ministère », a-t-il justifié.
D’autre part, M. Khademi a souligné que les droits des minorités religieuses sont garantis sur la base du principe de citoyenneté qui consacre l’égalité de tous dans les droits et les devoirs, dans une allusion aux agressions commises récemment contre des institutions religieuses chrétiennes et juives.
Il a passé en revue les réalisations accomplies par le ministère, s’agissant notamment de la régularisation de la situation des prédicateurs recrutés au début de 2011, ainsi que des cadres religieux. Il s’agit également de l’évaluation des structures du pèlerinage et de la Omra (petit pèlerinage) de manière à éviter les lacunes enregistrées dans le passé.
« Le secteur religieux a été longtemps marginalisé et n’a pas été épargné par la corruption », a-t-il estimé.
Source: TAP
Lire aussi
- Tunisie – L’ambassade du Soudan vole au secours de Noureddine Khademi
- Tunisie – Nourredine Khademi : « Le ministère ne peut s’opposer à la visite des prédicateurs »
- Tunisie – Noureddine Khademi se démarque des salafistes
- Tunisie – Noureddine Khademi sur la rampe d’éjection ?
- Noureddine Khademi sollicite du gouvernement saoudien l’amélioration des prestations fournies aux pèlerins tunisiens






Commentaires: