Des produits d’imitation innondent le marché parallèle


Les marchands ambulants ont de nouveau installé leurs quartiers dans les rues de la capitale, narguant la police municipale. Sur des étals de fortune s’entassent dans un fouillis indescriptible shampoing, après-shampoing, crème hydratante, masque pour cheveux, bâtons à lèvres, fard à joue et à paupière….le tout écoulé à un prix dérisoire. Une poudre compacte fond de teint L’Oréal est vendue à cinq dinars alors qu’elle coûte vingt dinars en boutique. Pareillement pour des produits cosmétiques très coûteux en boutique mais «bradés» à deux, trois dinars… alors qu’ils sont estimés à des centaines de dinars. Le plus étonnant ce sont ces parfums «griffés» Nina Ricci, Calvin Klein, Yves Saint Laurent et autres qui trônent fièrement, vendus à seulement vingt dinars.

Beaucoup de jeunes filles ont fait le plein de parfums et de produits de maquillage. Les jeunes hommes ont également saisi l’occasion pour «offrir» à leur dulcinée un cadeau de «valeur»…Sans se rendre compte que c’était de… parfaites imitations, de la camelote provenant d’ Algérie, de Turquie, de Dubai. «Il ne faut pas être fin connaisseur pour s’en rendre compte», souligne le propriétaire d’une parfumerie de la capitale. Il faut faire attention à des détails comme le code à barres, le numéro de référence ou le volume inscrit sur la boîte.

Les grandes maisons de parfums envoient les essences à l’étranger où se fait la mise en boîte. Comme en Algérie à titre d’exemple. Les proportions alcool-essence diffèrent entre un parfum ou une eau de toilette élaborée par la maison mère et un imitateur à l’étranger. Il ne s’agit pas de la même odeur. On reconnaît un parfum original au fait qu’il suffit d’une seule pulvérisation pour qu’il embaume toute la pièce. Ce n’est pas le cas d’un article d’imitation. Le parfum est très léger et ne reste pas sur la peau».

Le plus surprenant c’est que ces mêmes commerçants à la criée vendent également des produits pharmaceutiques tels que des crèmes hydratantes et des écrans solaires sans aucun respect des règles élémentaires de sécurité et de conservation. Alors que les notices de ces produits préviennent contre leur altération, les produits se trouvent exposés en plein soleil. «Ces produits peuvent être périmés. Prenons l’exemple d’un écran solaire. Lorsqu’il est exposé au soleil, sa qualité est altérée par la chaleur. Dans ce cas, ils peuvent provoquer des réactions allergiques. Il faut faire attention et ne pas jeter son argent pour attraper une maladie», conclut ce pharmacien.

Source : La Presse


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