Tunisie – Que se sont dit BCE et Trump au cours de leur entretien téléphonique de samedi ?


Pourquoi tant de mystères ? Et pourquoi tout ce silence, de tombe, serions-nous tentés de dire, autour du « fameux » coup de fil annoncé, hier, entre BCE et son homologue américain, Donald Trump ?

La grande nouvelle, puisque c’en est une, n’a, même, pas été ébruitée par les services de la présidence tunisienne. Il aura fallu que la maison blanche l’annonce sur son site, pour que les médias tunisiens, et autres, la reprennent et la publient. Pourquoi tant de secrets ? Il n’y a, pourtant, aucun mal à ce que les deux hommes discutent entre eux des dossiers « brûlants » de l’actualité mondiale et régionale ! Au contraire, il aurait été tout à fait normal que la présidence tunisienne soit « fière » de cet entretien demandé par l’homme le plus fort du monde (du moment) à notre président, à nous, pauvres habitants de ce pauvre petit bout de pays ! Un entretien qui compte parmi les premiers qu’effectue Donald Trump avec d’autres chefs d’Etats, depuis son investiture, il y a, à peine, deux semaines ! Un entretien qui signifie, du moins en apparence, un intérêt certain du président américain à notre pays, à notre situation, à notre cause, à notre combat…

Et pourtant… Rien ! Aucune réaction officielle de la part des officiels tunisiens, en rapport avec cet « évènement ».

Et même après coup, alors qu’il est supposé que ce fameux entretien ait eut lieu, le peuple tunisien reste sur sa faim et sur sa soif, par rapport à ce qui avait bien pu y être dit entre les deux hommes. Aucune nouvelle. Aucun commentaire, aucun communiqué. Même pas l’un de ceux qu’ils savent si bien concocter, à base de langue de bois dur, du type : « conversation amicale… soutien indéfectible à la Tunisie… Infini respect à la démocratie naissante… soutien dans la lutte contre le terrorisme… échange d’invitations entre les deux présidents… Rien de rien…

Alors, quelle explication donner à ce silence ?  Irions-nous jusqu’à supposer comme l’ont, déjà, fait quelques uns, que l’entretien n’avait rien d’amical, et que le ton y était, plutôt aux avertissements ? Serait-il possible qu’il y ait de l’eau dans le gaz dans les relations de la classe dirigeante tunisienne avec la nouvelle direction américaine ?

Dans tous les cas, ce silence pesant, ne pourrait avoir que deux explications :

Soit que les services de communication de la présidence de la République ne travaillent pas les weekends, ce qui serait une « Enorme » aberration. Et on devra attendre la reprise du travail, demain, lundi, pour savoir ce qu’il en est.

Soit, alors, que la présidence juge que ce qui avait été dit et échangé entre BCE et Trump ne concernait nullement les tunisiens et que çà ne les regardait pas, et qu’ils devraient arrêter d’être aussi curieux et aussi farfouilleurs. Ce qui serait, alors, une aberration bien plus Enorme que la précédente, dans la mesure où l’idée que se construit le président de la superpuissance qui commande à la destinée du monde, de notre pays, et ce qu’il pourrait nourrir comme projets pour notre peuple et notre région, font, très certainement, partie des préoccupations de nous autres les tunisiens, et nous avons tous les droits de les connaitre.

A moins qu’il ne faille attendre de les connaitre à travers les communiqués de la maison blanche, ou à travers les publications de la presse internationale.


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