Tunisie – VIDEO : Mohamed Zinelabidine : Être ministre est incompatible avec improvisation


Le ministre des affaires culturelles Mohamed Zinelabidine était ce mardi matin de sortie avec un des hôtes de la Tunisie, Manuel Valls, premier ministre français. Ils ont, en compagnie d’autres personnalités, fait, en marge de la conférence de l’investissement, le déplacement au musée du Bardo.

A l’occasion, un petit point de presse a été organisé, où le ministre tunisien a eu l’occasion de faire l’étalage de tout son art. Probablement par déformation professionnelle, et non encore conscient qu’il était devenu ministre, Mohamed Zinelabidine se serait senti sur une scène musicale que çà n’aurait pas été étonnant. Il s’est installé au micro et a distillé à l’assemblée un solo, une improvisation, dont il a seul le secret. En virtuose du luth, il avait certainement cru bien faire en improvisant son morceau, suivant son humeur de l’instant et son état d’âme. Et mal lui en pris. Car être ministre, et de surcroit, recevoir les grands de ce monde, n’a rien à voir avec être musicien, tout virtuose qu’il soit. Une allocution de ministre n’a rien à voir, non plus, avec un morceau d’ « impro » de quelqu’un qui gratouille les cordes de son luth. D’autant plus que ce point de presse, il ne pouvait pas prétendre ne pas s’y attendre vu que çà devait être lui-même qui l’avait concocté. Alors, il aurait, peut-être mieux valu qu’il prépare son texte, qu’il mette noir sur blanc, ne serait-ce que son tutorial, histoire de pouvoir tenir un discours cohérent, en suite logique, et qui convienne au cadre.

Sur un autre plan, être ministre en Tunisie, ne veut pas forcément, dire être redevable à la France en quoi que ce soit. Il aurait, peut-être mieux valu pour notre ministre qu’il oublie un peu son diplôme français de la Sorbonne, et qu’il fasse abstraction du fait que son gouvernement demandait l’aumône auprès de Valls et des autres. Il aurait du se donner plus d’aplomb et plus d’assurance et de fierté, vu qu’il était au Bardo. Un musée de renommée internationale, source de fierté pour les tunisiens et d’envie pour les autres.

Heureusement que, sur ce dernier point, l’hôte français a récupéré le coup et n’a pas tari d’éloges envers le musée et le pays de façon générale, dans une sorte de cinglante leçon donnée au petit dernier. Et ce n’était pas la seule leçon administrée de la journée par Manuel Valls au petit bleu. Il lui a fait, en plus une petite démonstration du travail d’un homme qui se veut politique, et qui se respecte. Une leçon en tenue, en éloquence, et en savoir faire en toute humilité. Il lui a montré à quel point il état important d’avoir sous les yeux un bout de papier où on avait couché les mots clé de son allocution, histoire de ne pas s’entremêler les pinceaux dans ce qu’on prenait pour de la finesse de langage et de subtils jeux de mots, au point de se tromper sur le titre de son hôte, en le qualifiant de « président », ou peut-être serait-ce un lapsus de bonne augure pour lui souhaiter de devenir le prochain président de France.

Bref, une bonne petite leçon à ces ministres en herbe. Et encore ! Il ne faudrait pas oublier qu’on pourrait s’estimer heureux que çà ait été au ministre des affaires culturelles de prendre la parole au musée. Car on n’oserait, même, pas imaginer ce que çà aurait donné si la parole avait été donnée à une de ses collègues présentes à ses côtés, ce matin !


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