Le député Thamer Mazhoud a annoncé, dans une déclaration accordée à Tunisie Numérique, qu’un amendement additionnel sera présenté ce mardi lors de la séance plénière consacrée au vote du projet de loi de finances 2026. Cet amendement, soutenu par plusieurs élus, vise à instaurer un fonds de la justice environnementale et du développement durable.
Répondre à des décennies d’inégalités environnementales
Selon le député, cette initiative découle d’une prise de conscience face à l’absence de justice environnementale dans plusieurs régions du pays, en particulier dans le gouvernorat de Gabès.
« Nous vivons depuis 50 ans une tragédie de disparités environnementales. Gabès souffre d’une injustice environnementale persistante depuis des décennies », a-t-il déclaré.
Mazhoud précise que ce fonds aura des missions claires : réduire les déséquilibres environnementaux, empêcher l’État et les institutions responsables de pollution de se soustraire à leurs obligations, et financer les actions de réparation dans les zones touchées.
Il souligne que cette structure permettra également de stimuler le développement dans ces régions et d’améliorer leurs infrastructures sanitaires et sociales.
Un financement à hauteur de 1 % des bénéfices des entreprises industrielles
Le député explique que le financement du fonds reposera sur un prélèvement de 1 % des bénéfices des entreprises extractives, manufacturières et industrielles, qu’elles soient publiques ou privées.
À cela s’ajouteront d’éventuelles contributions de l’État à partir du budget national.
Mazhoud indique également que les initiateurs de l’amendement souhaitent conférer à ce fonds une autonomie administrative et financière, afin d’en renforcer l’efficacité et de garantir une meilleure transparence dans ses interventions.
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