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1190 milliards $ d’excédent commercial en Chine, du jamais vu : Trump fera payer le Venezuela, l’Iran…

1190 milliards $ d’excédent commercial en Chine, du jamais vu : Trump fera payer le Venezuela, l’Iran…

    1080 milliards de dollars d’excédent commercial disait-on en décembre dernier, à l’arrivée ce sera au-dessus, 1190 milliards de dollars exactement. C’est le chiffre stratosphérique de 2025, un niveau jamais atteint dans les annales de l’histoire. Ce record mondial a été officialisé par Pékin ce mercredi 14 janvier. Premier enseignement, confirmant ce qu’on savait déjà : les fameux droits de douane de Donald Trump censés plomber le géant chinois ont fait Pschitt…

    En fait les exportations vers d’autres contrés ont plus que compensé le tassement des cargaisons vers les USA, sur fond de combat épique dans le commerce mondial, imposé par le président américain. Clairement ce dernier a perdu son bras de fer face à son homologue Xi Jinping. Le républicain sera d’autant plus déterminé à porter des coups à la Chine en frappant au Venezuela, en Iran… Bref, dans tous les pays qui font affaire avec les Chinois

    Les exportations chinoises ont haussé de 5,5% l’an dernier pour s’établir à 3,77 billions de dollars (3,6 billions d’euros) ; mais les importations sont restées au même niveau, à 2,58 billions de dollars (quelque 2,49 billions d’euros). D’après les données des douanes, l’excédent a été dopé par des gains commerciaux en décembre dernier, les exportations ayant progressé de 6,6% par rapport à 2024 – plus que les évaluations des économistes – et à l’évolution de 5,9% en glissement annuel notée en novembre 2025.

    Par ailleurs les importations chinoises en décembre dernier affichent +5,7% en glissement annuel, contre 1,9% en novembre 2025. Les économistes parient sur le fait que les exportations continueront de dynamiser l’économie chinoise en 2026, en dépit des tensions commerciales et géopolitiques.

    La Chine, malmenée par l’administration Trump, a été tirée d’affaire par ses ventes en Amérique du Sud, en Asie du Sud-Est, en Afrique et en Europe. D’après les experts, le boom de la demande mondiale de puces électroniques et d’autres appareils ainsi que l’essor des matières de base pour leur fabrication ont musclé les exportations chinoises.

    C’est la poussée des exportations qui a permis à Pékin de maintenir à flot la croissance de l’économie nationale à un taux annuel avoisinant l’objectif officiel, près de 5%. Et tant pis pour tous ces pays qui tremblent à l’idée que leurs industries soient noyées par le déversement de produits chinois aux prix imbattables.

    Les Européens et les Américains sont ulcérés par les subventions qui arrosent les industriels pour produire et les ménages pour consommer. Tout est fait pour que les citoyens chinois acquièrent des logements, s’équipent d’appareils et voitures neufs, plus performants et moins gourmands en énergie. Les concurrents de la Chine cherchent la parade pour exister chez eux et sur le marché chinois, ce n’est pas gagné.

    Les résultats de 2025 sont allés au-delà des espérances, mais l’environnement commercial extérieur sera « sévère et complexe » en 2026, reconnait Wang Jun, vice-ministre de l’administration des douanes chinoises. L’Union européenne (UE) a choisi la voie de la désescalade face à la Chine…

    Lundi dernier Bruxelles a officialisé de nouvelles directives pour inciter les fabricants chinois de voitures électriques à présenter des offres de prix minimums où les droits de douane disparaîtraient en échange d’un renoncement aux subventions de la part de Pékin. Rien ne garantit que ce dernier acceptera ce marché mais cette voie est bien meilleure que l’affrontement sur fond de guerre des prix dans l’électrique, un combat que l’UE perd de toutes façons.

    Il se dit que les fabricants chinois seraient disposés à hausser leurs prix pour que la concurrence avec les labels européens soit plus saine. Nous verrons bien. Ce qu’on constate c’est que Pékin arrive à parler avec Bruxelles pour pacifier les relations, ce n’est pas le cas avec Washington. Un autre terrain sur lequel les Chinois se débrouillent très bien : l’Afrique

    Les USA ne peuvent pas en dire autant, avec l’UE la tension est maximale et en Afrique ils n’existent pratiquement pas en comparaison avec la Chine. Pour le moment Trump se focalise sur les droits de douane, le pétrole, les ventes d’armes, le business avec les pays du Golfe, etc. Le républicain a intérêt à ne pas se louper, les élections à mi-mandat ne pardonneront rien.

     

     

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