3 minutes de Vérité

3 minutes de vérité avec M. Ridha Zahrouni

“Trois minutes au cours desquelles je vais essayer de dire ce que je ressens du fond du cœur”, a indiqué Ridha Zahrouni, président de l’Association tunisienne des parents et des  élèves.

“Je suis un produit de l’école publique, un représentant de la société tunisienne. Le niveau auquel je suis parvenu aujourd’hui me procure de la fierté car je le dois à l’école publique et à la société tunisienne”, a-t-il précisé, ajoutant “je veux cependant dire qu’aujourd’hui l’Ecole a perdu de sa valeur, elle constitue même un danger pour l’avenir de nos enfants et de notre pays”.

Il a estimé que la Tunisie et les tunisiens veulent un meilleur avenir pour leurs enfants, fait de progrès et de prospérité. “Pour cela il faudra mettre tous nos moyens au service de l’école publique, les fonds, les réglementations les mesures et l’organisation afin d’assurer le bon fonctionnement et l’efficience de l’Ecole”, a-t-il souligné.

Selon lui, il faut préparer la nouvelle génération à devenir les hommes et les femmes de la relève, qu’ils soient spécialistes, professionnels ou artisans, il faudrait qu’ils répondent aux besoins et aux spécificités du pays.

Il faut qu’aujourd’hui tout le monde se lève ensemble, a-t-il dit, soulignant la nécessité de laisser de côté les vanités intellectuelles et professionnelles, oublier les intérêts personnels et les calculs étroits et éphémères au service d’une raison ou d’une autre et “que nous essayons de nous focaliser sur la réforme de l’école publique” devenue prioritaire.

Zahrouni a mis l’accent sur la nécessité que l’école soit en mesure d’assurer des fonctions éducatives, d’enseignement de culture et d’habilitation pour atteindre les objectifs escomptés et les normes de qualités reconnus aussi bien sur le plan national qu’international.

“Il faut réformer notre école et l’éloigner de toutes les tensions qu’elle subit aujourd’hui en faisant appel à toutes nos volontés. L’école n’est pas le monopole du corps enseignant, ni du Ministère de l’enseignement ni des parents.”, a-t-il martelé, précisant que “c’est un projet d’état, un projet de société. Toutes les spécialités et toutes les compétences doivent y participer”.

Il a exhorté tout le monde à se lever et à se mettre d’accord sur un consensus pour donner un objectif à l’école, un sens à la fonction éducative, professionnelle et d’habilitation professionnelle. “Nous y arriverons par la grâce de Dieu ainsi qu’à travers toute notre volonté et notre confiance”.

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