Société

Vidéo: A cœur ouvert avec Khémaies Ksila, le fervent militant des droits de l’Homme

«La situation actuelle en Tunisie est menacée de chaos si la transition démocratique se poursuit à ce rythme», affirme Khémaies Ksila, Secrétaire général de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) et membre du Conseil d’administration de l’Institut arabe des droits de l’Homme (IADH) basé à Tunis.

Ce militant des droits de l’Homme fut la bête noire du régime de Ben Ali, pendant 35 ans, il a fait l’objet d’une campagne de représailles en règle, orchestrée  par les plus hautes sphères du pouvoir.

Torturé puis marginalisé avec sa famille, il a été emprisonné à quatre reprises. Il a été remis en liberté conditionnelle après deux années de détention. On l’a maintenu au chômage pendant des années, la fonction publique lui étant interdite. Ses traditionnelles grèves de la faim ont permis de mettre à nu le régime carcéral tunisien  et de souligner l’absence de liberté d’expression.

Après la Révolution les choses ont-elles changé ?

Le 13 mai 2011, Khémaies Ksila dénonce via un communiqué l’intrusion de la police politique à son domicile en son absence, effectuée selon lui par des professionnels.

Des éléments de la police politique tentaient, selon lui, de s’en prendre aux militants des droits de l’Homme en Tunisie.

Le Secrétaire général de la LTDH a exigé une enquête indépendante  et transparente pour mettre à jour les dessous de cette affaire, il attend encore les résultats de ces investigations.

Il a témoigné de l’existence de la  police politique et des anciens tortionnaires du régime au sein du ministère de l’Intérieur et que l’injustice existe encore au ministère de la Justice, il a appelé à l’indépendance du système judiciaire.

Au sujet des journalistes, souvent attaqués par des éléments des  forces de l’ordre, M. Ksila a dénoncé ces pratiques qui sont une atteinte au droit  d’expression ; il a ajouté que «les forces de répression sont à l’origine de ces abus».

Le Gouvernement transitoire manque de transparence

«Le Gouvernement transitoire a un grand déficit en matière de communication, ce manque de transparence est très grave en cette période, ces pratiques peuvent susciter un manque de confiance chez  les Tunisiens».

M. Ksila a jugé irresponsables et même graves les dernières déclarations du Premier ministre Béji Caïd Essebssi à propos de l’inexistence des snipers.

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