Lors d’une séance plénière consacrée à l’examen de trois projets de lois fondamentales relatifs à des accords conclus avec l’Union européenne, le député Dhafer Sghiri, membre de la commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple, a exprimé de vives réserves quant à la méthode adoptée pour l’étude de ces textes.
Une procédure jugée restrictive
Le parlementaire a dénoncé le fait que les projets de lois portant sur trois accords internationaux majeurs aient été examinés uniquement par la commission des relations extérieures et de la coopération internationale.
Selon lui, ces textes auraient dû bénéficier d’un temps de discussion plus long et être soumis à l’examen de plusieurs commissions parlementaires, compte tenu de leurs implications économiques et stratégiques.
Une précipitation qui nuit à la crédibilité du parlement
Intervenant lors du débat général, Dhafer Sghiri a estimé que l’accélération de l’examen des accords internationaux porte atteinte à la crédibilité de l’institution parlementaire.
« L’urgence dans laquelle ces accords sont présentés ne s’impose pas et ne correspond pas à un travail parlementaire rigoureux », a-t-il laissé entendre, considérant que cette démarche ne respecte pas les standards attendus du législatif.
Des questions sur les concessions consenties par la Tunisie
Le député a également adressé une question directe sur les concessions consenties par la Tunisie dans le cadre de la signature de ces accords avec l’Union européenne.
Il a estimé que la partie tunisienne ne négocie pas en position de force, soulignant que « l’Union européenne agit naturellement dans la défense de ses propres intérêts ».
« Il est donc logique que des concessions aient été faites pour parvenir à la signature de ces accords. Ce que nous demandons aujourd’hui, c’est de les connaître clairement », a insisté Dhafer Sghiri, appelant à plus de transparence sur le contenu réel des engagements pris.
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!
