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Affaire Snowden : Pourquoi Obama espionnait-il ses alliés ?

Affaire Snowden : Pourquoi Obama espionnait-il ses alliés ?

« Je soutiens François Hollande. Cette affaire est très grave si elle s’avère exacte. Un allié n’espionne pas un allié, un ami n’espionne pas ses amis ». Cette réplique de François Fillon, résume à elle seule le ridicule de la situation rocambolesque dans laquelle s’est mis le président américain.
En effet, c’est dans de bien jolis draps qu’il s’est fourré, Obama, certes en prenant le train en marche, puisque le projet d’espionnage des puissances européennes avait été initié par G.W. Bush. Mais c’est lui qui s’est fait prendre, la main dans le sac.
Il a été dévoilé par un ancien consultant de la surpuissante NSA (Agence de Sécurité Nationale), qui a révélé le pot aux roses, après avoir pris la précaution de quitter le territoire américain. Edward Snowden, car c’est de lui qu’il s’agit, a révélé, avec l’effet d’une bombe intergalactique, que la Maison Blanche ne ratait pas le moindre soupçon d’opportunité pour espionner les agents, les cadres et même les bâtiments relevant de la communauté européennes. Tout ce qui s’y passait, s’y disait s’y écrivait, était minutieusement scanné et retransmis à « qui de droit ».
Qu’est ce qui l’a pris, Obama, et quelle mouche l’a piqué ? Il se croyait revenu en pleine guerre froide ? Et encore ! Il a été surpris à épier ses alliés, et non ses rivaux d’antan.
Eh bien non ! Il ne s’agit point de relents de la guerre froide qui opposait pour de futiles intérêts idéologiques les américains et leurs alliés au bloc soviétique. Mais bien d’une guerre (pas du tout froide), et qui ne reconnait pas d’alliés. Une guerre où il n’est plus question d’enjeux idéologiques, mais, tout simplement, d’intérêts financiers. Ces intérêts qui font bouger les armées des temps modernes, qui font commettre les pires des traitrises, et qui font installer et défaire les pouvoirs suivant le bon vouloir de celui qui en a le pouvoir.
Tout est finalement question d’argent. Pour l’argent, on construit des alliances en vue d’isoler ses « ennemis ». Pour l’argent, on conjugue ses efforts pour « casser » un rival (ou une puissance financière montante) aux dents trop longues et trop acérées. Pour l’argent, on s’associe avec ses alliés pour déloger des pouvoirs qui auraient eu le tort de flirter d’un peu trop près avec ses rivaux. Pour l’argent, on serait même prêt à installer sur certains trônes d’anciens ennemis qui pas plus tard qu’il y a trois ans étaient qualifiés de terroristes, pourvu qu’ils prêtent sermon d’allégeance et de fidélité. Pour l’argent, on est capable de détruire des pays entiers, pour offrir ensuite de les reconstruire moyennant des contrats juteux. Mais, pour l’argent, toujours, on serait capable de se tourner contre ses alliés s’ils se montrent trop avides en voulant arracher une trop grande portion du gâteau, et en négociant un peu plus qu’il ne fallait de « marchés » de reconstruction, voire d’exploitation des richesses des pays qui avaient été « pacifiés ».
Il s’agit, donc, en ces temps critiques, de se pré positionner en pôle position à chaque étape des « processus » qu’on déclenche ici et là. Et pour s’assurer cela, il est primordial de se méfier de ses propres alliés qui, forcément, en savent un peu trop, de par leur connivence dans les « projets ».
Il fallait donc pour Obama, et c’était même vital, d’avoir un temps d’avance sur ses alliés, et de pouvoir anticiper leurs projets. Il prendrait le risque de les fâcher ? Qu’à cela ne tienne ! C’est une question d’argent, donc de puissance et d’hégémonie.
D’ailleurs, le pauvre Edward Snowden, l’ancien agent de la NSA, qui avait ébruité l’affaire des écoutes et de l’espionnage qu’opéraient les Etats Unis contre les nations de l’Europe, en fera bientôt, les frais, à son corps défendant. Puisque ses dossiers, sa fuite, sa demande de statut de réfugié, la disposition de certains pays à l’héberger… Tout sera une question d’argent, et tout sera bon pour faire pression sur ses vis-à-vis, en matière de négociations de futurs marchés, et pour obtenir des contreparties. D’ailleurs, aux dernières nouvelles, « Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama ont chargé les chefs du FSB et du FBI de régler le cas d’Edward Snowden, l’ex-consultant du renseignement américain réfugié dans un aéroport de Moscou » Avait rapporté sur ses colonnes, l’Express. Et d’un autre côté, on s’empresse de mettre la pression et d’élever les enchères, puisque le président français a protesté : «On ne peut avoir de négociations ou de transactions sur tous les domaines qu’une fois obtenues des garanties pour la France mais çà vaut pour toute l’Union européenne» , faisant allusion aux dégâts que pouvait générer cette affaire sur les négociations entre l’Europe et les USA.
Du coup, le pauvre Snowden, convaincu que tout est, en effet, question d’argent et de surenchères, s’est trouvé obligé de surenchérir en promettant d’autres révélations plus fumantes, une fois il aura obtenu l’exil, quelque part.
Finalement, tout est question d’argent, et du coup tout devient permis, et tout devient plus clair à expliquer, même les plus sombres nuits d’un certain printemps !

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