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Ajouter TN en tant que source préférée sur GoogleDes amis, de solides partenaires (sur les plans militaire, sécuritaire, économique, etc.) mais également concurrents, quand des intérêts supérieurs le dictent. C’est le cas des USA et de l’Algérie. Le gros dossier de la ferme laitière Baladna, annoncé comme le complexe le plus imposant de la planète, fait jaser de l’autre côté de l’Atlantique. Le méga projet interpelle les gros producteurs laitiers américains.
Le journal Denver Gazette est allé prendre le pouls des responsables d’une méga ferme du Colorado, aux États-Unis. Le moins qu’on puisse dire est que le site algérien intéresse les gérants d’Empire Dairy. Cette grande unité d’élevage et de production de lait à Wiggins s’interroge sur l’impact de la future ferme algérienne dans le marché américain.
Rappelons que derrière ce projet intégré il y a le géant qatari Baladna et des investisseurs américains. La ferme est en cours d’installation dans la wilaya d’Adrar, sur une surface de 117 000 hectares. A terme elle accueillera 270 000 vaches laitières et produira principalement du lait en poudre et de la viande rouge, des produits dont raffolent les consommateurs algériens.
Le coût global des infrastructures monte à 3,5 milliards de dollars. Le marché de la première tranche du projet intégré a été raflé par l’entreprise allemande GEA. La ferme algérienne aura autant de bêtes que tout l’État américain du Colorado. L’entrée en activité de ce projet pourrait affecter les revenus des plus grands producteurs de poudre de lait, essentiellement étrangers.
Approché par le journal américain, Norm Dinis, un haut cadre de la société Empire Dairy, a déclaré qu’il est “peu probable que les producteurs laitiers de l’ouest des États-Unis ressentent l’impact de la baisse des exportations”. Il est d’avis que le marché du lait en poudre est suffisamment alimenté et qu’il “n’est plus aussi populaire qu’il y a 30 ans”…
Dinis a ajouté que la demande en lait entier, en lactosérum et en protéines permet aux autorités de stocker la poudre écrémée, laquelle est ensuite vendue au gouvernement fédéral. La laiterie de Wiggins produit quelque 2,7 millions de kilos de lait, dont 70 à 80% sont dédiés à la production fromagère dans deux usines du Colorado.
Le lait liquide est mis en bouteille et une partie de la production est affectée à la fabrication de fromage blanc. Le surplus de lait est transformé en poudre, dans une usine de séchage ; puis le produit est commercialisé. D’après le responsable de l’entreprise américaine le lait en poudre est une bonne option pour l’Algérie si la réfrigération pose problème…
La première marche vers le développement est l’essor de l’agriculture, soutient le média américain ; c’est la voie prise l’Algérie à travers la culture du blé dans le désert (le Sahara), la betterave sucrière (du sucre que le pays exporte en Afrique), etc. “C’est sans doute plus facile dans un pays riche en pétrole, capable de financer une infrastructure de 3,5 milliards de dollars, mais l’agriculture reste la solution lorsque la sécurité est en jeu”, lit-on dans le journal.
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