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Ajouter TN en tant que source préférée sur GoogleC’est le troisième déplacement à Alger de Massad Boulos (il était venu en juillet 2025 et janvier 2026), Haut conseiller du président Donald Trump pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient, et c’est sans doute sa visite la plus importante. L’émissaire du président américain a été reçu hier dimanche 13 septembre par le chef de l’Etat algérien, Abdelmadjid Tebboune. Avant ce voyage les deux hommes avaient échangé au téléphone, le 8 septembre 2026 ; des sujets de la plus haute importance avaient été évoqués, la rencontre d’hier confirme le poids des dossiers sur l’agenda de Washington et Alger.
Rappelons qu’avant M. Boulos le vice-secrétaire d’État américain et le chef de l’AFRICOM s’étaient rendus à Alger – en avril 2026 -, et en juin dernier les autorités ont reçu le commandant des Forces conjointes de l’OTAN. Au terme de son entretien avec le président Tebboune l’Envoyé de la Maison-Blanche a parlé de discussions «très fructueuses» et a qualifié l’Algérie de «partenaire important pour les Etats-Unis d’Amérique dans la promotion de la sécurité régionale, l’élargissement des opportunités économiques et la réalisation de la prospérité pour les deux pays».
Par ailleurs le responsable américain s’est réuni avec plusieurs hauts responsables algériens, dont le Premier ministre et le chef de la diplomatie, pour plancher sur des dossiers en rapport avec la stabilité régionale et les relations économiques. M. Boulos a tenu à souligner la continuité dans les échanges qui ont eu lieu dernièrement autour des priorités communes et des liens bilatéraux…
Les deux parties approfondissent le travail autour de 4 axes principalement : la sécurité régionale, la coopération énergétique, le développement des relations commerciales, les défis et opportunités en rapport avec la conjoncture au Sahel et en Afrique de manière générale. L’ambassade des États-Unis à Alger insiste sur le fait que la visite de M. Boulos permettra de raffermir la coopération au service de la paix et de la sécurité régionales, tout en consolidant les relations commerciales.
Le volet énergétique a une place centrale dans les développements entre les deux pays. Massad Boulos a conversé avec le PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi ; ils ont exploré les voies pour monter en puissance dans la coopération énergétique. On sait que les immenses gisements de gaz de schiste en Algérie sont dans le viseur des Américains (leurs réserves s’épuisent), on sait aussi que le ténor mondial ExxonMobil a confirmé ses investissements dans ce pays nord-africain.
Après ça il y a «les principaux défis et opportunités auxquels sont confrontés la région du Sahel et, plus largement, le continent africain» ; l’Algérie s’est déjà positionnée, avec des initiatives fortes pour aider à sécuriser le Niger par exemple. Manifestement ces actions confortent le leadership algérien auprès de Washington. Et puis il y a la coopération militaire de manière plus globale. On peut citer la prochaine participation de l’Algérie à l’exercice multinational «SEABOARDER-26»…
Dans ce cadre le patrouilleur de haute mer El-Moutassadi a été passé à la loupe au quai Nord de l’Amirauté, à Alger. Le navire prendra part à «SEABOARDER-26», un exercice de sécurité maritime conjoint programmé du 18 au 25 septembre au large des côtes de Tripoli, en Libye. Les forces navales des pays membres de l’initiative «5+5 Défense» seront au rendez-vous.
D’après le ministère algérien de la Défense, l’exercice permettra notamment de muscler l’interopérabilité et les interventions conjointes dans différents secteurs liés à la sécurité maritime. Ce dispositif maritime se greffe à d’autres initiatives récentes. Citons les deux bâtiments navals de l’OTAN, la frégate grecque HS Kountouriotis et le patrouilleur italien ITS Montecuccoli, qui ont accosté au port d’Oran, pour une escale de 3 jours.
On peut aussi évoquer un exercice naval de type «PASSEX», pour permettre aux équipages de mutualiser leurs expertises et affiner leur maîtrise tactique en mer.
Enfin M. Boulos n’a pas omis de présenter ses condoléances au gouvernement et au peuple algériens après les feux de forêt meurtriers. C’est un dossier qui compte pour Alger, donc pour Washington aussi ça compte. Une illustration de plus de la qualité des relations personnelles entre les présidents Trump et Tebboune.
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