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Algérie : L’indépendance économique est une réalité, le Fonds national prête 5,26 milliards $

    Un levier de puissance, d’indépendance économique, d’autonomie stratégique, à l’abri des soubresauts d’une conjoncture internationale de moins en moins lisible. Compter sur soi, le plus possible, pour bâtir le développement, c’est le credo de l’Algérie. Le pays le moins endetté en Afrique et dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) est courtisé par le FMI – il veut financer Alger -, mais cette voie est fermée pour le moment. La seule ouverture qui a été évoquée c’est vers la BAD (Banque africaine de développement), peut-être un emprunt de 3 milliards de dollars. Mais l’Algérie mise surtout sur ses propres ressources pour soutenir son développement.

    Le Fonds national d’investissement (FNI) est un des instruments de cette indépendance économique. Il a été mis à contribution dans le financement des grands projets structurants, notamment l’extension et la modernisation du réseau ferroviaire national. Parmi les programmes les plus ambitieux matérialisés ces dernières années il y a les deux lignes minières de l’Ouest et de l’Est de l’Algérie…

    La première a été finalisée début février dernier ; elle fait la jonction entre le gisement de minerai de fer de Gara Djebilet et Béchar, elle s’étale sur 950 km dans l’extrême Sud-Ouest algérien. La seconde est dédiée au transport du phosphate entre Blad el Hadba et Annaba sur 420 km. Un projet minéral de grande envergure qu’Alger a financé sur fonds propres et sur lequel il compte pour s’imposer sur le marché mondial du phosphate.

    Dans son rapport sur le projet de loi de régulation budgétaire pour 2023, la Cour des comptes a indiqué que le FNI a décaissé quelque
    3 milliards de dollars au titre de prêt à la SNTF pour installer deux lignes. Cette enveloppe a servi à acheter des équipements ferroviaires pour le projet de phosphate intégré (126,2 milliards Da, soit 970 millions USD) et pour la ligne minière de Gara Djebilet (258 milliards Da, soit 1,98 milliard USD).

    Le 12 février 2026 le ministre de l’Intérieur et des Transports, Saïd Sayoud, a fait savoir que l’Algérie a déboursé près de 4 milliards de dollars pour l’achat de nouveaux trains.

    Globalement le FNI a paraphé 5 conventions de prêts en 2023. En plus de la modernisation de la flotte d’Air Algérie – un prêt de 2 milliards de dollars pour commander 15 avions -, le fonds a subventionné Saïdal pour payer des équipement dédiés à son projet anti-cancer (2,17 milliards de dinars, 17 millions USD) et musclé la trésorerie du complexe Sider El Hadjar (18,63 milliards Da, 140 millions USD).

    Au total les 5 conventions montent à 673,25 milliards de dinars (5,26 milliards de dollars), dont 77,4 milliards Da (590 millions USD) ont déjà été décaissés, d’après le rapport de la Cour des comptes.

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