Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a accepté une demande officielle de grâce formulée par l’Allemagne en faveur de l’écrivain Boualem Sansal, selon un communiqué publié par la présidence algérienne et relayé par l’Agence France-Presse (AFP).
Une intervention humanitaire de Berlin
Cette décision intervient à la suite d’une requête adressée lundi par le président allemand Frank-Walter Steinmeier, qui avait exhorté son homologue algérien à faire preuve de clémence envers l’auteur franco-algérien de 80 ans.
Steinmeier avait motivé cette demande par des considérations humanitaires, évoquant l’âge avancé et l’état de santé fragile du romancier, tout en proposant son transfert en Allemagne afin qu’il y reçoive les soins nécessaires.
Une condamnation pour “atteinte à l’unité nationale”
Boualem Sansal avait été condamné en mars dernier à cinq ans de prison et à une amende de 500 000 dinars algériens (environ 3 500 euros) pour “atteinte à l’unité nationale”.
Cette condamnation faisait suite à des déclarations tenues en octobre lors d’un entretien accordé au média français de droite Frontière, dans lesquelles l’écrivain avait adopté un discours perçu comme favorable à la thèse marocaine selon laquelle une partie du territoire marocain aurait été annexée à l’Algérie durant la période coloniale française.
Une affaire à forte dimension diplomatique
L’affaire Sansal a suscité une résonance internationale, mêlant liberté d’expression, sensibilités nationales et enjeux diplomatiques.
Le geste du président Tebboune, en réponse à la médiation allemande, pourrait contribuer à apaiser les tensions entre Alger et Berlin, tout en réaffirmant la prééminence du pouvoir exécutif algérien dans le traitement des affaires sensibles.
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