Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a signé, ce dimanche, la loi de finances pour l’année 2026, marquant un tournant budgétaire majeur pour le pays. Avec des crédits globaux dépassant 135 milliards de dollars, ce texte constitue la plus importante loi de finances jamais adoptée en Algérie, selon l’Agence de presse algérienne (APS).
La cérémonie de signature s’est déroulée au siège de la Présidence de la République, en présence des membres du gouvernement et de hauts responsables de l’État. Une fois signé, le texte sera transmis au secrétariat général du gouvernement pour publication au Journal officiel, avant son entrée en vigueur prévue le 1er janvier 2026.
Cette loi de finances affiche une nette progression par rapport aux exercices précédents. Le budget 2026 enregistre une hausse de 8 milliards de dollars par rapport à celui de 2025, qui s’élevait à 128 milliards de dollars, après un budget de 113 milliards de dollars en 2024. Cette trajectoire traduit la volonté des autorités de soutenir l’activité économique et d’accompagner les réformes structurelles engagées.
Selon l’APS, le nouveau budget comprend des mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat et à améliorer les conditions de vie des citoyens, tout en renforçant l’économie locale et l’approvisionnement du marché en produits de base. Il prévoit également des dispositions visant à stimuler l’investissement, à simplifier les procédures fiscales, à encourager les startups et à soutenir les exportateurs.
Lors des débats parlementaires, le ministre des Finances, Abdelkrim Boualzerd, a souligné que cette loi de finances vise à renforcer la performance de l’économie nationale, notamment dans les secteurs hors hydrocarbures, et à protéger le pouvoir d’achat tout en favorisant la création de richesse.
Sur le plan macroéconomique, les projections officielles tablent sur une croissance économique de 4,1 % en 2026, qui devrait atteindre 4,4 % en 2027 et 4,5 % en 2028, portée principalement par le dynamisme attendu des secteurs non pétroliers et gaziers.
Dans le détail, la loi de finances 2026 prévoit une augmentation de la masse salariale de 4,1 %, pour atteindre 45 milliards de dollars, soit environ un tiers du budget de l’État. Elle consacre également 5 milliards de dollars au soutien des produits de large consommation, tels que les céréales, le lait et l’eau. Les transferts sociaux destinés aux bénéficiaires de l’allocation chômage, dont le nombre dépasse deux millions de personnes, s’élèvent à 3 milliards de dollars. Les dépenses d’investissement sont fixées à 31 milliards de dollars.
Malgré cet effort budgétaire, le projet anticipe un déficit de près de 40 milliards de dollars en 2026, représentant 12,4 % du produit intérieur brut. Un niveau assumé par les autorités comme un levier de soutien à l’économie et à la relance de l’investissement public.
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