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Algérie-Tunisie : La Banque centrale arrête net le « business » de l’allocation touristique…

Algérie-Tunisie : La Banque centrale arrête net le « business » de l’allocation touristique…

    La « parenthèse enchantée » se ferme, les petits malins devront trouver autre chose que l’allocation touristique de 750 euros pour grapiller des gains. La Banque centrale d’Algérie a mis en place un nouveau cadre pour l’octroi de cette allocation dédiée aux voyageurs algériens. La directive est tombée hier mardi 16 décembre et elle est très stricte…

    L’institution financière a fixé les «modalités de règlement de la contre- valeur en dinars du montant du droit de change» pour se déplacer à l’étranger. «L’octroi de ce droit de change étant subordonné à la détention d’un compte bancaire, conformément à la note N°01/DGIG/2025 du 15 décembre 2025, il revient désormais aux seules banques, d’encaisser la contre-valeur en dinars inhérente à l’opération», a indiqué le régulateur, cité par TSA.

    «Il est utile de préciser que les adaptations introduites à ce titre, visent à rationaliser les circuits de paiement de la contre-valeur en dinars et à permettre aux banques d’assurer une meilleure gestion des flux financiers associés à ce droit de change. Aussi, les banques sont tenues de mettre en place les dispositifs nécessaires pour garantir le bon déroulement de ces opérations», ajouté la Banque d’Algérie.

    Lundi dernier elle a exposé 3 dispositifs clés pour contrer la fraude autour de l’allocation touristique, laquelle a enflé ces dernières semaines. Il faudra obligatoirement détenir un compte bancaire dans l’établissement sollicité pour faire valoir le droit de change. Il faudra également régler la contre-valeur en dinars mais uniquement avec des outils numériques (le règlement en espèces est prohibé)…

    Le troisième verrou contraint les banques à s’assurer de la légalité des fonds pour fermer la porte aux individus qui officiellement sont sans ressources mais usent d’intermédiaires pour toucher les devises du droit de change.

    D’après le ministre de l’Intérieur et des Transports, 100 000 cas de fraude ont été recensés en à peine 45 jours (novembre et décembre 2025). Avec la complicité des agences de voyage, les fraudeurs, majoritairement des chômeurs, mettent la main sur l’allocation touristique, filent légalement en Tunisie puis retournent illégalement en Algérie…

    Après ils repartent illégalement en Tunisie, avant de rentrer légalement au bercail par un poste frontalier histoire de cacheter leur passeport pour cocher la case de la durée minimale de séjour afin de bénéficier du droit de change qui est de 7 jours. Des bus entiers sont mobilisés par les fraudeurs, un mécanisme parfaitement huilé.

    Avec ce système les devises sont encaissées au taux de change officiel (un euro = 150 dinars) pour être revendues sur le marché noir où les cours excèdent les 282 dinars. Par exemple pour 750 euros, le fraudeur et ses acolytes engrangent 91 500 dinars, soit près de 5 fois le salaire minimum avec le minimum d’efforts. La Banque centrale a sifflé la fin.

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