Après 23 ans d’exil, Salah Karkar arrive en fauteuil roulant à Tunis

Une grande foule a accueilli mardi 19 juin 2012, Cheikh Salah Karker, co-fondateur du parti du mouvement Ennahdha et l’un de ses fervents militants dans les années 80.

Atteint d’une crise cardiaque suite à son isolement à l’intérieur d’une chambre dans un hôtel abandonné, il a perdu toute capacité de mouvement ainsi qu’ une partie de sa mémoire.

Arrivé en fauteuil roulant, Karkar a été entouré de sa famille, ses fans et supporters, et malgré son état de santé il a remercié Dieu qui lui a permis de regagner sa patrie après des langues années d’asile.

Plusieurs figures politiques étaient présentes à l’aéroport à l’instar du Cheikh Sadok Chourou, Ameur Laarayedh, Lotfi Ziroune, Ajimi Lourimi, Habib Ellouze, Ali Ben Salem, Abdelhamid Jelassi, Moncef Ben Salem et Houcine Jaziri. Cheikh Rached Ghannouchi n’a pas pu l’accueillir puisqu’il se trouvait en Allemagne.

Karkar a été condamné en 1981 à dix ans de prison. Libéré en 1984, suite à une amnistie générale de Bourguiba en faveur de tous les prisonniers politiques, il reprend ses activités politiques alors que le MTI (Ennahdha) devient la principale opposition face au régime de Bourguiba en déclin.

La répression policière reprend en 1987 et, après plusieurs mois de vie dans la clandestinité, Salah Karkar est condamné à mort par contumace en 1987. Il décide alors de quitter clandestinement la Tunisie.

Exilé d’abord à Londres puis à Paris, il obtient l’asile politique en France en 1988. Invalide et retiré de la vie publique, il a vécu à partir de 2005 avec sa famille, dans la région parisienne, mais il est resté sous le coup d’une décision administrative d’expulsion en urgence absolue et d’une assignation à résidence, qui n’est levée qu’en 2011.

Commentaires

Haut