Monde

Arabie Saoudite : inquiétudes autour de la « disparition » de Mohamed Ben Salmane

S’il y a une « affaire » qui dérange en ce moment sur la scène médiatique internationale, c’est bien celle de la « disparition » du prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salmane.

En effet,  malgré l’absence quasi totale du prince héritier saoudien de la scène médiatique, alors que depuis son accession, il n’avait fait qu’accaparer tous les supports médiatiques, il semblerait qu’il y ait comme un accord tacite de la part du monde des médias, pour passer sous silence ce « non-événement ».

Or, les faits sont là et il y a, effectivement, de quoi inquiéter et susciter une polémique : Cette « histoire » remonte, en effet au mois d’avril passé :

– dans la nuit du 21 au 22 avril passé à Riyad, capitale du royaume d’Arabie saoudite, éclate près d’un palais royal une violente et longue fusillade, sur laquelle existent d’authentiques vidéos. Or dans ces tirs aisément identifiables, ceux de fusils d’assaut dont ni l’armée, ni la garde nationale, ni la police du royaume ne sont dotées. Sûrement pas un “tir sur un drone” comme dit la presse locale : de longs échanges de tirs entre deux entités.

depuis le 22 avril, MbS disparaît de la scène médiatique où jusqu’alors il était omniprésent, avec l’aide intéressée des plus grandes agences de publicité et relations publiques du monde, payées à prix d’or. Depuis lors, vérification faite aux meilleures sources, MbS a parlé au téléphone avec le président Macron le 22 mai (un mois après sa “disparition”) et avec Theresa May le 3 juin. Sinon, de rares vidéos sans date “montrent” MbS, avec des proches (son oncle Mogren Ben Abdallah) ou des domestiques (le président yéménite pro-saoudien), voilà tout.

Pour revenir au fond de « l’affaire » :

clairement, vers le 21-22 avril, MbS échappe de peu – ou survit s’il a été atteint – à une attaque. Depuis, quel que soit le cas, il se cache – on entend d’ailleurs dire à Riyad que sa garde personnelle serait désormais assurée par des “étrangers”.

La thèse d’un putsch familial, serait, en principe, à exclure – trop dangereux en plein Ramadan. Certes, l’oligarchie saoudienne a récemment été « soulagée » par MbS de milliards de dollars – au-delà encore de ce qu’ont dit les médias, les “détenus du Ritz-Carlton de Riyad” étant ceux qui ont d’abord refusé de cracher le magot ; certes, colère et rancune sont grandes chez divers princes – mais lors du Ramadan, non, ça ne se fait pas.

Quelle piste alors ? A quoi MbS cherche-t-il à échapper depuis désormais quarante-cinq jours ? Une question stratégique pour tout le Moyen-Orient et l’Europe, au plan énergétique comme a celui de la lutte contre le terrorisme.

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