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Au Parlement, la députée Manal Bedida met en garde contre “un chaos budgétaire ciblant le Président” (vidéo)

    Lors de la séance plénière tenue au Parlement jeudi 4 décembre 2025, la députée Manal Bedida a vivement critiqué la manière dont a été élaborée et adoptée la loi de finances actuelle.

    Elle a affirmé que le niveau de « polémique, surcharge et désordre » entourant ce budget « n’a jamais été observé dans aucune loi de finances depuis l’indépendance », estimant que le processus a perdu de sa rigueur et de sa cohérence.

    Une “manœuvre électorale” selon la députée

    Bedida a accusé certaines parties d’utiliser la loi de finances comme outil de “chantage électoral”, dénonçant une tentative d’exploiter les ressources de l’État et les finances publiques pour une campagne électorale anticipée.

    Elle a jugé cette approche « dangereuse », soulignant que détourner les fonds publics à des fins partisanes constitue une menace directe pour la transparence du processus démocratique et pour la stabilité institutionnelle.

    Des ajouts qui fragiliseraient l’équilibre budgétaire

    Selon la députée, plusieurs chapitres additionnels ont été intégrés au texte, alourdissant considérablement le budget par de nouvelles charges financières, tout en privant l’État de certaines ressources.

    Bedida a averti que ces déséquilibres risqueraient de réduire la capacité du gouvernement à respecter ses engagements :

    « Vous avez réjoui des gens avec des ajouts dont vous savez pertinemment qu’ils ne seront pas appliqués demain… Cela conduira à la fermeture des routes, des ministères, et nous nous retrouverons face à une deuxième révolution », a-t-elle déclaré.

    Une atteinte à la crédibilité du Parlement et à la présidence ?

    La députée a également estimé que ces pratiques pourraient viser à affaiblir l’Assemblée des représentants du peuple, qui compte pourtant « de nombreux députés intègres et patriotes ».

    Elle a souligné que l’incapacité à mettre en œuvre les chapitres additionnels risquerait d’entamer la confiance du peuple envers l’institution parlementaire, ajoutant que cette démarche pourrait également être interprétée comme une tentative de porter atteinte au Président de la République.

    Bedida a conclu en affirmant que le débat budgétaire doit se dérouler dans le respect absolu de l’intérêt de l’État, loin de toute instrumentalisation politique.

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