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Banque postale en Tunisie : menace ou opportunité pour le secteur bancaire ? (vidéo)

    Le député à l’Assemblée des représentants du peuple, Mohamed Zied El Maher, co-initiateur de la proposition de loi portant création de la banque postale, a affirmé dans une déclaration exclusive à Tunisie Numérique que ce projet constitue « une étape importante vers la digitalisation des services bancaires ».

    Selon lui, l’initiative pourrait contribuer à alléger la pression sur les banques traditionnelles, dans un contexte marqué par un besoin croissant d’investissement et de soutien aux initiatives privées.

    Un projet inscrit dans la modernisation du système financier

    Mohamed Zied El Maher a expliqué que la création de la banque postale s’inscrit dans une dynamique de modernisation du système financier tunisien et d’élargissement de l’accès aux services bancaires.

    L’objectif est notamment de faciliter l’accès au financement pour les catégories qui rencontrent aujourd’hui des difficultés à obtenir des crédits via les mécanismes bancaires classiques.

    « Elle ne concurrencera pas les banques »

    Face aux interrogations soulevées par certains acteurs du secteur, le député a tenu à rassurer : la banque postale « ne concurrencera pas les banques ».

    Il a précisé qu’elle sera principalement destinée aux clients de la Poste tunisienne ainsi qu’aux personnes non couvertes par les services bancaires.

    « La banque postale n’exposera pas les banques à des risques majeurs. Les banques sont concernées par les grands investissements. Chaque catégorie a ses propres clients », a-t-il déclaré.

    Il a ajouté que si, après sa création, la banque postale parvenait à attirer d’autres segments de clientèle, cela serait « positif », car cela renforcerait la compétitivité et améliorerait la qualité des services proposés aux usagers.

    Un rôle régulateur de l’État dans le marché financier

    Le député a insisté sur le fait que l’initiative ne vise pas à favoriser un acteur au détriment d’un autre, mais à corriger les déséquilibres du marché financier tunisien.

    La proposition s’inscrit, selon lui, dans la volonté de consacrer un rôle régulateur de l’État dans le marché financier, en particulier en faveur des catégories marginalisées sur le plan bancaire.

    Il a souligné qu’une part importante des Tunisiens ne peut pas accéder au crédit selon les mécanismes actuellement appliqués par les banques, d’où la nécessité de mettre en place un dispositif plus flexible, adapté aux spécificités de ces catégories.

    Intégrer les exclus bancaires grâce au réseau postal

    La banque postale ciblera en priorité les personnes non incluses dans le système bancaire, avec pour ambition de les intégrer dans le circuit financier formel.

    Ce déploiement s’appuiera sur le vaste réseau de la Poste tunisienne, présent dans l’ensemble des régions du pays, garantissant ainsi une couverture effective aussi bien dans les grandes villes que dans les zones rurales et les régions de l’intérieur.

    Le projet vise notamment :

    Les artisans
    Les petits industriels
    Les travailleurs indépendants

    Ces catégories figurent parmi celles qui ont le plus besoin de services financiers accessibles et adaptés à la nature de leurs activités.

     

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