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Ajouter TN en tant que source préférée sur GoogleOn sait ce que certains députés belges pensent des crimes de sang du Premier ministre israélien, on savait moins pour la posture du gouvernement fédéral, maintenant on sait et le moins dire est que ça n’honore pas la capitale de l’Union européenne. Les autorités belges barrent la route à 13 Palestiniens de Gaza, pourtant ils ont décroché des bourses d’études. Les recteurs des grandes universités de Belgique ont fait part de leur indignation ce lundi 14 septembre et crient au « marchandage politique« .
L’affaire dure depuis des mois, des ONG l’ont condamnée mais elle a été ébruitée par les empoignades au sein de la coalition qui pilote la Belgique. Le ministre belge des Affaires étrangères, le centriste Maxime Prévot, est favorable à l’accueil des 13 étudiants chercheurs ; mais voilà, un de ses partenaires, la N-VA (conservateurs flamands), parti du Premier ministre Bart De Wever, dit « Niet« . Il a mis son véto lors du Conseil des ministres de vendredi dernier, a confié une source gouvernementale.
Dans un communiqué émis ce lundi, les 10 recteurs et rectrices à la tête des plus grandes universités du pays – Louvain, Bruxelles, Gand, Anvers, etc. – ont fustigé le « marchandage politique indigne » qui a pris en otage ces étudiants. Ils ont dit « prendre acte avec consternation de l’absence persistante de décision » pour dégager la voie à des chercheurs qui ont eu leurs tickets « à l’issue de procédures particulièrement exigeantes », « sur la base de leurs mérites académiques et ayant exprimé leur volonté de retourner ensuite dans leur pays, afin de contribuer à sa reconstruction« .
D’après plusieurs ONG, près de 1500 Palestiniens végètent dans la bande de Gaza alors qu’ils sont censés rejoindre la Belgique, conformément aux dispositions du regroupement familial. Certes ici il faut pointer principalement les entraves orchestrées par Israël pour pourrir la vie des Gazaouis, mais rien de tel pour les étudiants boursiers. Les ONG et universités accusent le pouvoir belge de manquer « de volonté politique » et de multiplier les « obstacles« , comme l’obligation de faire sa demande de visa dans un poste diplomatique belge à Jérusalem ou au Caire.
« C’est inhumain« , fulmine l’une des ONG, l’organisation CNCD 11.11.11. Anneleen Van Bossuyt, ministre belge (N-VA) de l’Asile et de la Migration, martèle la nécessité absolue de se rendre dans un consulat ou une ambassade pour faire valider « l’identité et les documents, afin que nos services sachent qui peut entrer dans notre pays« …
« Lorsque la Belgique fait une exception pour un groupe spécifique, la question se pose inévitablement de savoir pourquoi cette même exception ne s’appliquerait pas à toutes les autres personnes qui, en raison de la guerre, de persécutions ou d’autres circonstances, ont du mal à rejoindre un poste diplomatique« , argue-t-elle dans un communiqué.
Maxime Prévot n’a pas pointé nommément la N-VA mais il dénonce « un chantage » au Conseil des ministres, accusant certains d’exploiter les malheurs des étudiants gazaouis pour arracher des concessions sur plusieurs dossiers migratoires polémiques, par exemple les exigences de la droite sur le rapatriement des Afghans dont les demandes d’asile ont été déboutées.
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