Economie

Budget 2012/Houcine Dimassi annonce une augmentation de 2,5 milliards dans les dépenses publiques

Houcine Dimassi ministre des Finances a annoncé que les dépenses publiques ont été fixées, dans la loi de finances complémentaire 2012, à 25,4 milliards de dinars, soit une augmentation estimée à 2,5 milliards de dinars, en comparaison avec la loi des finances initiale.

M. Houcine Dimassi a précisé, mercredi 14 mars 2012  dans le cadre de la réunion périodique de la cellule d’information à la Kasbah que les dépenses complémentaires du projet de la loi de finances complémentaire (2,5 milliards de dinars) seront réparties équitablement entre les dépenses de gestion et de développement.

Il a fait savoir que les dépenses de développement seront consacrées aux projets d’investissement, à l’emploi et aux logements sociaux qui seront réalisés par l’Etat. Il s’agit également d’augmenter les dépenses de subvention, d’accroître l’allocation accordée aux familles nécessiteuses (235 mille familles) de 70 dinars à 100 dinars et de présenter des aides aux municipalités qui affrontent des difficultés.

Le déficit sera aux alentours de 6,6% en 2012, en se basant sur le projet de la loi des finances complémentaire, et le taux d’endettement de l’ordre de 46%, ce qui est tolérable par rapport à la moyenne des niveaux internationaux qui s’élèvent à 60% a-t-il précisé.

Retour de la croissance en 2012

Le taux de croissance de la Tunisie atteindrait 3,5%, au cours de 2012, selon le ministre des finances.

La réalisation de ce taux de croissance est tributaire du retour, le plus tôt possible, de la stabilité et de la sécurité dans tous les coins du pays.

M. Dimassi a dit que le projet de la loi de finances complémentaire vise à réaliser une adéquation, entre les volets financiers, économiques, sociaux et politiques, sans créer de tensions dans le pays.

Le projet de la loi de finances ambitionne de répondre aux besoins des catégories et des régions vulnérables, en prenant en considération les facteurs de relance de l’économie nationale sans le recours exagéré à l’endettement extérieur, ce qui impose une forte mobilisation des ressources propres intérieures.

Des ressources additionnelles

Il a fait remarquer que les ressources additionnelles proviendront essentiellement de la cession d’une partie des biens confisqués (terrains, constructions, sociétés et titres..), de l’utilisation d’une partie des réserves, (900 millions de dinars) qui sont encore en possession de l’Etat et provenant de la privatisation d’une partie du capital de Tunisie Télécom en 2006, en plus de l’amélioration du rendement de la fiscalité.

Sur un autre plan le ministre a évoqué la possibilité d’identifier d’autres ressources financières, provenant de la régularisation des situation litigieuses de quelques hommes d’affaires (460), en réalisant une conciliation fiscale et en les intégrant dans le cycle économique.

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