Cafouillage au Venezuela, entre accusations de coup d’Etat avorté et auto proclamation du chef de l’opposition comme président du pays soutenu par Donald Trump

Juan Guaido, président du Parlement vénézuélien contrôlé par l’opposition, s’est autoproclamé mercredi «président» par intérim devant des dizaines de milliers de partisans réunis à Caracas pour protester contre le président Nicolas Maduro. «Je jure d’assumer formellement les compétences de l’exécutif national comme président en exercice du Venezuela pour parvenir (…) à un gouvernement de transition et obtenir des élections libres», a lancé Juan Guaido depuis une tribune.

Le président américain Donald Trump a immédiatement annoncé qu’il reconnaissait le jeune opposant de 35 ans comme président par intérim du pays. «Aujourd’hui, je reconnais officiellement le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Juan Guaido, comme président par intérim du Venezuela», a-t-il indiqué dans un communiqué. Par ailleurs, Washington a indiqué que «toutes les options» étaient sur la table si Nicolas Maduro avait recours à la force.

Opposants et partisans du président Nicolas Maduro sont descendus en masse dans les rues mercredi, dans tout le pays, dans un climat de haute tension. Cinq personnes sont mortes dans des troubles précédant les manifestations.

Le président vénézuélie, Nicolas Maduro a accusé, quant à lui, le gouvernement américain d’avoir ordonné “un coup d’État fasciste”, au lendemain d’un soulèvement militaire réprimé et à la veille de manifestations pro et antigouvernementales.

Au cours d’une allocution radio-télévisée, Maduro, dont le deuxième mandat est contesté par l’opposition, a demandé à son ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza d’engager une “révision totale des relations” avec Washington.

Selon le ministre, 27 militaires ont été arrêtés lundi, après s’être soulevés contre le président vénézuélien et remis à des militants de l’opposition une partie des armes dérobées “pour que soient perpétrées des violences et qu’il y ait des blessés et des morts pendant la manifestation”. Le ministre a précisé que sur les 51 armes dérobées par le groupe de militaires insurgés, 11 n’avaient pas été récupérées et seraient utilisées contre les participants au rassemblement.

Rodriguez a désigné ces militants comme des “civils appartenant à la cellule terroriste Voluntad Popular”, le nom du parti de l’opposant emprisonné Leopoldo Lopez et du président du Parlement, Juan Guaido.

D’après le ministre, le plan prévoirait que des individus habillés en uniforme militaire “tirent contre la manifestation de l’opposition”.

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