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Chantage aux photos sur les réseaux sociaux ? : La loi vous protège, voici comment agir

Chantage aux photos sur les réseaux sociaux ? : La loi vous protège, voici comment agir

    Les cas de cyberviolence et de chantage sur les réseaux sociaux sont en nette augmentation. De plus en plus de personnes, femmes comme hommes, sont victimes de menaces liées à la diffusion de photos, de messages privés ou d’autres contenus personnels. Les auteurs de ces actes exigent souvent de l’argent ou d’autres contreparties en échange de leur silence.

    Face à ces situations angoissantes, une question revient fréquemment : que faire lorsqu’on est victime de chantage en ligne ? La réponse est claire : la loi est du côté des victimes.

    Intervenant au micro de Tunisie Numérique, l’avocate Ines Ben Friha a tenu à rassurer les personnes concernées, affirmant que plusieurs démarches juridiques peuvent être engagées pour faire face à ce type de crimes. Elle souligne que la première étape consiste à préserver toutes les preuves : captures d’écran, messages, images, échanges vocaux ou écrits.

    La victime peut ensuite faire appel à un huissier de justice afin de constater officiellement les faits et d’authentifier les preuves. Sur cette base, une plainte peut être déposée auprès du procureur de la République.

    Lorsque l’identité de la personne à l’origine du chantage est connue, la procédure est généralement plus rapide.

    En revanche, si l’auteur agit sous anonymat, le parquet peut ordonner l’intervention d’unités spécialisées. Grâce à des moyens techniques, notamment l’analyse de l’adresse IP, des expertse peuvent identifier le responsable et procéder à son audition au poste de police. En cas de refus de comparaître, d’autres poursuites judiciaires peuvent être engagées.

    Me Inès Ben Friha précise également que ces infractions se déclinent en plusieurs catégories pénales. Les peines encourues peuvent aller de quelques semaines de prison à plus de six ans, selon la gravité des faits.

    Le chantage constitue un crime en soi, et la publication effective des photos ou des contenus représente une infraction supplémentaire, passible de sanctions encore plus lourdes.

    « N’ayez pas peur, vous avez le droit de vous défendre. Ce ne sont pas des actes anodins, et la loi prévoit des peines sévères », a insisté l’avocate, rappelant que le silence ne protège jamais les victimes, mais encourage les auteurs.

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