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Chiot torturé puis égorgé : Ce que dit la psychologie de la violence extrême [Vidéo]

    Une vidéo choquante, largement relayée ces derniers jours sur les réseaux sociaux, a profondément secoué l’opinion publique tunisienne. Les images montrent trois jeunes hommes infligeant des actes de torture d’une extrême violence à un petit chiot avant de l’égorger, tout en filmant la scène. Les faits se sont déroulés dans le gouvernorat de Monastir et ont provoqué une vague d’indignation et de colère.

    Ce drame n’est malheureusement pas un cas isolé. Ces dernières années, plusieurs vidéos de maltraitance animale ont circulé sur les plateformes numériques, soulevant de sérieuses interrogations sur la banalisation de la violence et ses répercussions psychologiques, notamment chez les jeunes.

    Pourquoi une telle violence ? L’éclairage de la psychologie

    Intervenant au micro de Tunisie Numérique, le psychologue Tarek Saidi a tenté d’expliquer les mécanismes psychologiques derrière ce type de comportements agressifs. Selon lui, l’un des facteurs majeurs réside dans l’exposition répétée aux scènes de violence, devenue omniprésente ces dernières années.

    « Les guerres, les images de meurtres et de torture se sont multipliées, que ce soit de manière directe ou indirecte, consciente ou inconsciente. Le cerveau humain finit par normaliser progressivement ces scènes », explique-t-il tout en précisant que ces images de maltraitance sont inacceptables.

    La normalisation de la violence

    Le psychologue établit un parallèle avec le domaine du marketing : un produit inconnu, lorsqu’il est exposé de manière répétée, devient progressivement familier et acceptable. La violence fonctionne de la même manière. Lorsqu’elle est constamment montrée à travers les médias, les réseaux sociaux ou d’autres supports, elle devient moins choquante et finit par être perçue comme « normale ».

    Ce phénomène est connu sous le nom de normalisation de l’agressivité, un processus dangereux qui altère les repères moraux, en particulier chez les mineurs.

    L’imitation et le besoin de s’imposer

    Un deuxième facteur mis en avant par Tarek Saidi est l’imitation. L’être humain, surtout à un jeune âge, a tendance à reproduire des comportements auxquels il est exposé de façon répétée, parfois sans en avoir pleinement conscience.

    Enfin, la violence devient pour certains adolescents un moyen de s’exprimer ou de s’imposer au sein de leur entourage ou de leur groupe social. Dans des contextes marqués par le manque de repères, de dialogue ou d’encadrement, ces comportements peuvent apparaître comme une forme de reconnaissance ou d’affirmation de soi.

    Commentaires

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