Politique

Commission parlementaire sur les réseaux d’envoie des jeunes, un député dénonce les tiraillements politiques

Un député a fustigé les tentatives visant à torpiller les travaux de la commission parlementaire chargée d’enquêter sur les réseaux d’envoie des jeunes tunisiens vers les régions de conflit notamment pour servir de combattants dans l’organisation terroriste Daech.

Membre de cette commission parlementaire, Hassen Laâmari député de Nidaa Tounes a affirmé lundi 27 mars 2017 dans une déclaration à Radio Mosaïque Fm, que des tiraillements politiques ont commencé à émailler les travaux de la commission.

Selon lui, il existe une volonté manifeste de saborder les travaux de cette commission, menaçant de démissionner si de telles tentatives se poursuivent.

Élargissement de l’enquête à la période avant la révolution 

Il a pointé du doigt certains partis membres de cette commission qui demandent à ce qu’on élargisse la période d’enquête sur les réseaux d’envoie pour englober la période avant la révolution du 14 janvier 2011, se demandant si à l’époque il existait des foyers de conflit à l’étranger et si on envoyait des Tunisiens vers ces régions.

Pour lui, il s’agit d’une dérive et d’une tentative de faire obstacle à la commission en déviant les débats vers des polémiques partisanes, menaçant de démissionner si ces tentatives persistent.

On rappelle que lors du règne de la Troïka dirigée par le mouvement Ennahdha des milliers de jeunes tunisiens ont été envoyés via des réseaux bien structurés impliquant certains hauts responsables, chargés d’envoyer les jeunes combattre aux côtés de Daech dans les pays de conflit: la Syrie, Le Yémen, l’Irak, la Libye et le Mali.

Bourhene Bsaies chargé des Affaires politiques au sein de Nidaa Tounes a dévoilé dimanche soir 26 mars 2017 sur la chaîne de télévision El Hiwar Ettounsi que son parti détenait des documents sur les réseaux d’envoie des jeunes, promettant de les remettre à la commission parlementaire pour faire la lumière sur cette affaire.

Il a accusé la Troïka d’avoir favorisé l’essor de ces réseaux durant son règne, révélant qu’un directeur de la sûreté a porté plainte auprès du procureur de la République pour s’expliquer sur des anomalies à ce sujet.

Bsaies  a cité à ce sujet le cas d’une veille dame qui a attendu deux ans pour qu’on lui renouvelle son passeport alors que les passeports sont livrés en 24 heures aux jeunes candidats au djihad à l’étranger au grand dam de leurs pères qui exhibent les passeport de leurs fils qui sont restés à la maison.

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