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Conférence sur la Syrie: L’opposition syrienne déçue et les pays occidentaux ne prennent pas des décisions pratiques

Conférence sur la Syrie: L’opposition syrienne déçue et les pays occidentaux ne prennent pas des décisions pratiques

Le Conférence des amis de la Syrie organisée, vendredi 24 février 2012, par la Tunisie avec le soutien du Qatar dans un hôtel de la banlieue de Gammarth, n’a pas été à la hauteur des attentes des certains participants.

L’opposition syrienne déçue :

Malgré l’appel de la Ligue arabe et des pays amis de la Syrie pour la reconnaissance du Conseil national syrien comme représentant légitime des Syriens désireux d’un changement démocratique, l’opposition syrienne est sortie très déçue par les décisions prises à l’issue de la Conférence, décisions qui n’ont pas été à la hauteur des aspirations du peuple syrien .

Ahmed Aljomhouri, membre du Conseil national syrien, a déclaré à TunisieNumerique que leurs attentes n’ont pas été comblées. « Il n’y a pas eu de décisions concrètes qui ont été prises, ce sont de simples demandes qui préservent les relations diplomatiques», a-t-il ajouté.

D’autre part, Borhane Ghalioun, chef de l’opposition syrienne, a affirmé que le but principal du congrès est d’arriver à un cessez-le-feu  immédiat et à la fin de la violence contre les citoyens.

Une forte présence occidentale, et l’absence d’un accord commun :

Les participants à la conférence des amis de la Syrie, ne sont que les véritables ennemis de Bachar-Al Assad, à savoir,  les Eats-Unies, la France et le Qatar qui prônent l’isolement du régime syrien pour empêcher l’acheminent d’armes au gouvernement syrien.

Le régime syrien a, de son côté, salué cette conférence par l’intensification de la violence et des tirs d’artillerie visant le quartier de Bab Amr dans la ville de Homs  qui ont fait cinq morts.

Les pays occidentaux insistent, en premier lieu, sur un cessez-le feu, indique le communiqué qui a été rendu public et qui ne mentionne pas d’intervention militaire au cas où Al-Assad n’obéira pas aux injonctions de la communauté internationale.

Pour sa part, Hillary Clinton, a affirmé que le régime de Bachar Al Assad, paiera le prix fort s’il continue d’ignorer la voix de la communauté internationale et de menacer les droits de l’homme.

Dans la salle de la conférence, une grande crainte et inquiétude sont perceptibles sur les visages des ministres des pays européens bien que leur présence soit motivée par leurs intérêts personnels qui passent avant ceux du peuple syrien.

L’organisation tunisienne laisse à désirer :

Plus de 300 agences de presse et médias ont été invitées à la conférence alors que le comité d’organisation qui comporte environ 30 personnes, n’a pas dérogé au désordre lors de l’accréditation des journalistes. La distribution des badges s’est faite en fonction de l’importance des médias ainsi que l’accès à la salle de conférence est permis uniquement aux grandes chaines de télévision ainsi qu’aux agences de presse internationales.

Les badges distribués sont  sans aucune utilité puisque les journalistes n’ont l’accès qu’à la conférence de presse.

En réponse à la question concernant la mauvaise organisation de la conférence et le traitement réservé aux journalistes tunisiens, Rafik Abdesselam ministère des Affaires Etrangères,  a esquivé la question, affirmant qu’il fallait avoir une autre conférence pour discuter de ces problèmes et non pas dans une rencontre consacrée à la Syrie.

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