Le président de l’Assemblée des représentants du peuple, le général Ibrahim Bouderbala, a présidé, mardi 13 janvier 2026 à midi, au palais du Bardo, une réunion consacrée au groupe de coopération parlementaire avec les pays africains.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’action parlementaire extérieure et du développement des relations institutionnelles de la Tunisie avec les États africains.
Une approche progressive des relations parlementaires
En ouverture de la réunion, Ibrahim Bouderbala a exposé la démarche adoptée pour l’organisation des relations bilatérales avec les parlements des pays frères et amis. Cette approche repose, dans une première phase, sur la création de groupes de coopération parlementaire, appelés à déboucher ultérieurement sur des groupes d’amitié, selon une vision graduelle visant à garantir une meilleure organisation et une plus grande efficacité du travail parlementaire.
Vers une vision unifiée du partenariat avec l’Afrique
Le président du Parlement a insisté sur l’importance d’harmoniser les visions dans la gestion des relations avec les parlements des pays partenaires. Il a souligné le rôle des députés dans l’élaboration d’une vision prospective des domaines de coopération, au service de l’intérêt supérieur de la Tunisie, notamment dans les secteurs économique, culturel et académique.
Il a également mis l’accent sur la nécessité d’évaluer la présence de la Tunisie dans plusieurs pays à différents niveaux, afin d’orienter de manière plus efficace et cohérente l’activité parlementaire extérieure et de renforcer le rôle de la diplomatie parlementaire.
Migration irrégulière et coordination avec l’exécutif
Lors des échanges, les députés ont abordé plusieurs questions liées au fonctionnement des groupes d’amitié parlementaire. Ils ont notamment insisté sur l’importance d’un meilleur alignement avec l’action du pouvoir exécutif, afin d’assurer l’efficacité de la diplomatie parlementaire et sa cohérence avec les orientations générales de l’État.
Les députés ont également évoqué leur rôle dans le traitement de dossiers sensibles, en particulier celui de la migration irrégulière. Ils ont réaffirmé l’ouverture de la Tunisie sur son environnement africain, dans le respect de la loi et de la souveraineté nationale.
Un accent sur l’Afrique et ses opportunités économiques
Les participants ont appelé à un élargissement de l’ouverture sur les pays africains et au renforcement du dialogue direct avec plusieurs d’entre eux, afin de consolider la présence tunisienne sur le continent. Ils ont mis en avant le potentiel des marchés africains et les perspectives économiques prometteuses qu’ils offrent.
La réunion a également mis en avant l’importance de l’organisation de journées d’étude dédiées à la diplomatie parlementaire, dans le but d’améliorer les mécanismes de fonctionnement des groupes d’amitié et de renforcer les compétences des députés dans ce domaine.
La position de la Tunisie sur la migration réaffirmée
Dans son intervention finale, Ibrahim Bouderbala a réaffirmé l’engagement de la Tunisie en faveur du respect des conventions et accords internationaux relatifs aux droits de l’Homme dans sa gestion de la migration irrégulière, tout en encourageant les retours volontaires. Il a toutefois rappelé que la position constante de la Tunisie reste son refus d’être un pays d’installation ou de transit.
Les travaux de la réunion se sont poursuivis avec la création de groupes d’amitié parlementaire avec l’Afrique du Sud, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Nigeria, marquant une nouvelle étape dans le renforcement des relations parlementaires entre la Tunisie et le continent africain.
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