La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière au Tribunal de première instance de Tunis a rejeté la demande de libération du dirigeant du mouvement Ennahdha et ancien ministre du Transport, Abdelkrim Harouni, ainsi que celle de l’homme d’affaires et ancien député Mohamed Frikha, en plus de deux cadres d’une entreprise pétrolière publique.
Report du procès au mois de novembre
La même chambre a décidé de reporter le procès des accusés au mois de novembre prochain, sans préciser de date exacte.
Les avocats de la défense avaient sollicité la libération provisoire de leurs clients, invoquant notamment la durée de la détention préventive et la coopération des accusés avec les autorités judiciaires, mais le tribunal a estimé que les conditions légales ne le permettaient pas à ce stade.
Une affaire aux dimensions financières et commerciales
L’affaire concerne des infractions à caractère financier liées à des transactions commerciales entre une entreprise dirigée par Mohamed Frikha et la société nationale pétrolière.
Les investigations portent sur des soupçons de malversations financières, d’abus de pouvoir et de détournement de fonds publics dans le cadre de contrats conclus entre les deux entités.
Cette affaire s’inscrit dans une série de procédures judiciaires ouvertes ces derniers mois en Tunisie visant plusieurs personnalités politiques et économiques, dans le cadre de la lutte contre la corruption et le financement illégal.
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