Economie

Crise financière : Trêve de mensonges, la Tunisie n’est pas prête de s’en sortir

L’année 2018 est, parait-il, placée dans le calendrier chinois, sous le signe du chien. Et il parait que notre année en Tunisie va être assez chinoise, dans la mesure où nous sommes au devant d’une chienne d’année !

En effet, les dirigeants et politiciens tunisiens ont bercé leurs concitoyens de douces promesses, tout en sachant, pertinemment, qu’ils n’en feront rien. Ils ont, ainsi, pu gagner un peu de temps, histoire de finir l’année 2017, tant bien que mal.

Mais, là, à l’aube de 2018, qu’est-ce qu’ils vont pouvoir débiter comme nouveaux mensonges, et combien espèrent-ils gagner de temps supplémentaire, en attendant… Quoi, au juste ?

Ils ont bien menti, à longueur d’année, concernant leurs rapports avec les donateurs mondiaux, par exemple. Ils ont, toujours, et pas plus tard qu’il y a deux jours, prétendu maîtriser les pourparlers avec le FMI, en rapport avec les prochaines tranches du crédit à verser à la Tunisie. Ils ont osé prétendre que les représentants du FMI étaient repartis à l’issue de leur dernière visite en Tunisie, le mois dernier, satisfaits, avec des promesses d’ouvrir les vannes d’Euros, sous peu.

Or, comme le disaient, si bien, nos aïeuls, le fil du mensonge est trop court. Et une lettre adressée, ou devant l’être sous peu, par le gouvernement tunisien, à la direction du FMI, contenant, encore plus de promesses, et engageant le pays dans des réformes encore plus douloureuses, pour les citoyens, pour implorer le pardon du FMI, a réussi à fendre les camouflages de l’Etat et percer à la lumière du jour, en ce début d’année de chien, laissant paraître l’étendue du mensonge de nos dirigeants. Car il faut savoir que la délégation du FMI a quitté la Tunisie mécontente,  refusant tout compromis, en attendant des engagements fermes, « et par écrit », de la part du gouvernement tunisien.

Et encore, ce n’est pas tout. Car le FMI ne veut pas attendre une éternité pour « régler le problème » tunisien. Ils ont donné à peine deux mois, au gouvernement, pour s’acquitter des réformes qui restent à engager. Et la lettre en question, marquera le top départ des soixante jours, à la fin desquels, le FMI tiendra une réunion pour décider de la poursuite, ou non, de l’aide à ce pays qui s’est avéré un sacré cancre.

Le hic, c’est que ces réformes exigées par le FMI, et qui feront l’objet de l’engagement de l’Etat tunisien, risquent de foutre le feu au pays, car impossibles à faire passer, ni auprès des partis politiques, ni auprès des citoyens, puisque tout ce qui a été décidé comme restrictions et majoration des prix, semble n’être qu’une sinécure par rapport à ce qu’attendent de nous ces vautours de donateurs.

Donc, qui vivra, verra ! Et, en attendant, trêve de mensonges ! Soyons pour une fois, adultes, et assumons !

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