Déficit de la balance commerciale : La leçon de patriotisme qui nous vient de l’Algérie

L’Algérie, qui bien que beaucoup moins amoindrie que la Tunisie par la crise, a pris les décisions qu’il fallait, pour sauvegarder son économie, rééquilibrer sa balance commerciale et préserver son industrie nationale.

En effet, et à la date du 4 juillet dernier, le ministre du commerce algérien a publié une liste de produits, désormais, interdits à l’importation. Il a, tout bonnement, envoyé un courrier aux banques leur intimant l’ordre de ne plus honorer les achats en devises concernant un certain nombre de produits. S’agissant de divers produits industriels et alimentaires, jugés inutiles à l’importation, soit parce que produits sur place, soit parce que dénués de toute importance et de tout intérêt pour le pays et pour le consommateur.

Quelques jours plus tard, le même ministère publie une liste comportant un additif aux produits prohibés à l’importation comprenant des produits alimentaires comme les fruits secs, la mayonnaise et autres sauces alimentaires, le pain, les pizzas et autres pâtes alimentaires, les jus, les eaux gazéifiées, la confiture… Et une liste de produits manufacturés comme les robinets, les transformateurs électriques, le marbre, les meubles et lustres…

Quant à nous autres en Tunisie, nous n’avons rien à faire de mesures de ce genre, et nous ne nous soucions guère de notre balance commerciale qui, à l’occasion, connait un déficit abyssal, grâce, notamment, à la complaisance « douteuse » qu’a notre ministère du commerce pour les produits turcs et la Turquie, de façon générale, dont les intérêts et le bénéfices passent bien avant ceux de la Tunisie.

Nous sommes, donc, finalement, dans le même cas d’espèce que nos voisins algériens : Eux ils interdisent les importations superflues pour sauver et promouvoir leur économie, patriotisme oblige. Et nous, nous abusons de produits superflus importés de la Turquie, et qui ne nous sont d’aucun intérêt, si ce n’est celui de détruire nos produits similaires locaux. Et nous, aussi, nous agissons par acquis de fidélité et d’allégeance, comme nos frères algériens, sauf que, eux, ils ont prêté allégeance à leur patrie, et nous, nos dirigeants ont prêté allégeance à leur confrérie, qui passe bien avant la Patrie, qui n’a aucun sens, pour eux.

Ce qui nous amène, de fil en aiguille, à aborder le sujet du prochain remaniement ministériel, dans lequel, il devient urgent et même, vital, qu’on fasse appel, uniquement, et exclusivement, à ceux qui croient en la Patrie, et écarter tous ceux pour qui la Patrie n’existe point, devant la toute puissante confrérie.

A bon entendeur… Salut !

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