Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Salah Eddine Salmi, a estimé que la démission du secrétaire général de l’organisation, Noureddine Taboubi, constitue un événement sans précédent dans l’histoire de la centrale syndicale.
“Un retour sur ce qui a été convenu” lors de trois réunions administratives
Selon Salah Eddine Salmi, la décision de Noureddine Taboubi serait liée à ce qu’il a décrit comme un retour sur des accords conclus au sein de trois réunions de la commission administrative. D’après lui, ce revirement est “ce qui a contraint Taboubi à démissionner”, a-t-il déclaré.
Critiques envers le bureau exécutif et rejet du “rapport de force”
Dans ses propos, Salah Eddine Salmi a affirmé que “la situation ne peut pas être réglée par du replâtrage”, ajoutant que “la logique du rapport de force n’a pas de voie et ne passera pas”. Il a également critiqué le bureau exécutif, le jugeant “incapable” et “non désireux” de débloquer la crise, selon ses termes.
Salah Eddine Salmi a appelé les membres de la commission administrative nationale à assumer leurs responsabilités et à convoquer, “dans les plus brefs délais”, une session nationale exceptionnelle afin d’examiner les moyens de sortir de la crise qu’il qualifie d’inédite au sein de l’UGTT.
Il a insisté sur le fait que “la commission administrative est l’instance décisionnaire”, estimant qu’il est “naturel d’y revenir et de s’en remettre à elle en cas de divergence”.
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