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Démission du gouvernement allié à Haftar dans l’Est de la Libye

Démission du gouvernement allié à Haftar dans l’Est de la Libye

Le gouvernement intérimaire libyen, installé dans l’Est de la Libye et allié au maréchal Khalifa Haftar, a présenté ce dimanche sa démission au président du Parlement, sur fond de manifestations pour dénoncer les mauvaises conditions de la vie, l’absence des prestations de services et la corruption.

Non reconnu par la communauté internationale, il semble que cette démission intervient pour apaiser les tensions après la violente répression des manifestations qui ont fait samedi un mort et trois blessés ainsi que plusieurs arrestations suite aux tentatives de faire irruption dans un poste de police de la ville d’al-Marj dans l’Est.

Ces manifestations ont été précédées par d’autres dans l’Ouest du pays qui ont été également violemment réprimées alors que des jeunes ont dénoncé les coupures d’électricité et la corruption des responsables politiques ainsi que les détournement des fonds publics.

La Libye possède deux gouvernement concurrents, l’un, basé à Tripoli est reconnu par la communauté internationale et l’autre, installé dans l’Est, est nommé par le Parlement.

Cette division a approfondi la crise politique et sécuritaire qui s’est accrue avec l’attaque par Haftar de  Tripoli avant d’être chassé au bout de 14 mois par une offensive militaire particulièrement meurtrière lui ayant valu d’être expulsé de la région Ouest frontalière avec la Tunisie.

Actuellement, le front de combat se trouve à Syrte et al-Joufra au centre du pays occupés par les forces de Haftar mais que l’armée fidèle au Premier ministre, Fayez al-Sarraj tente de reprendre avec l’aide de la Turquie, ayant déjà permis de le battre à Tripoli.

La proclamation le 21 août d’un cessez-le-feu par Fayez al-Sarraj et le président du Parlement, Aguila Saleh, représentants les deux autorités rivales dans le pays, a permis de relancer le processus politique dans l’impasse depuis plusieurs mois.

Des réunions entre parlementaires s’est tenue à Bouznika au Maroc ainsi que des personnalités politiques libyennes à Montreux en Suisse sous l’égide de l’ONU ayant permis d’insuffler l’espoir d’une relance des pourparlers politique.

A Bouznika au Maroc, les parlementaires ont convenu sur la répartition des postes souverains entre  trois régions de la Libye et ont décidé de se revoir lors de la dernière semaine de septembre courant pour poursuivre les discussions.

A Montreux, les recommandations ont fixé une période de transition de 18 mois au terme desquels des élections générales seront organisées, soit à l’horizon de mars 2021 sur une base constitutionnelle que  conviendront les Libyens.

Mais ces espoirs restent toujours tributaires des interventions des pays étrangers, avec la Turquie et le Qatar qui soutiennent le gouvernement d’union nationale à Tripoli et les Emirats arabes unis, l’Egypte, l’Arabie saoudite et la Russie qui appuient le camp de Haftar.

Les ingérences des pays étrangers sont tellement profondes que les Libyens eux-mêmes ne détiennent plus l’initiative dans leur pays.

La poursuite de la fermeture des ports et champs pétroliers par Haftar accentue les problèmes économique de la Libye dont la principale source de revenu est le pétrole tout comme elle dévoile l’enjeu des ingérences étrangères dans le pays.

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