Des ressortissants tunisiens au Qatar donnent une leçon magistrale à Rafik Abdessalem

Au cours d’un débat public au Qatar en présence de certains membres de la communauté tunisienne dans ce pays, Rafik Abdessalem ministre des Affaires étrangères a réitéré ses accusations contre certaines parties minoritaires qui veulent utiliser l’UGTT pour semer le désordre et conduire à une vacance du pouvoir.

Il s’en est pris aux partis politiques qu’il a traité d’avoir obtenu des scores de zéro virgule zéro un d’être derrière ces agissements visant à entraver l’action du Gouvernement.

Abordant dans son intervention, la politique étrangère en vantant son nouveau dynamisme, il a indiqué que la Tunisie dispose de côtes sur la Méditerranée de plus de 500 km ce qui est entièrement inexacte comme l’a rectifié un ressortissant tunisien.

En réalité, cette superficie de plus de 500 km correspond à celle du Qatar qui est exactement de 563 km. Ainsi, il s’agit d’un lapsus assez révélateur qui fait dire à certains observateurs que dans son inconscient, M. Rafik Abdessalem connaît davantage le Qatar que la Tunisie.

Un ministre des Affaires étrangères d’un parti et non de la Tunisie

Dans sa réponse un des intervenants lui a exprimé sa déception affirmant être venu en pensant rencontrer le ministre tunisien des Affaires étrangères mais qu’il a constaté qu’il s’agit d’un ministre d’un parti déterminé qui défend les intérêts de son  clan.

Il a reproché à Rafik Abdessalem d’avoir minimiser l’UGTT qui est une grande organisation nationale qui a encadré la Révolution du 14 janvier à travers les appels à la grève qui ont conduit au soulèvement.

Un autre citoyen tunisien l’a critiqué pour avoir parlé de la minorité de zéro virgule comme il l’a nommée alors qu’il n’a pas évoqué par une autre minorité celle des Salafistes qui a défié l’État et les forces de sécurité  lors des incidents des échanges de tirs à Bir Ali Ben Khalifa et des sit-ins à Sousse devant  une garnison des forces de sécurité en réclamant la libération de leurs collègues arrêtés durant ces événements.

Une diplomatie destinée à détourner l’attention des problèmes internes

Un intervenant a, de son côté, fait savoir à M. Abdessalem que le Gouvernement ne dispose d’aucune  politique sociale l’appelant à prendre une initiative dans ce sens ainsi que de respecter les engagements pris par le Gouvernement de Béji Caïd Essebsi et de ne pas essayer de les contourner ni de les remettre en cause.

L’intensification de l’action de la diplomatie tunisienne notamment sur le plan international et en Syrie est destinée, selon cet intervenant, à détourner l’attention des citoyens de leur problèmes.

Rafik Abseselemn s’est vu aussi reprocher que le Gouvernement essaie d’intervenir dans l’élaboration de la nouvelle constitution alors que cette mission relève du ressort de  l’Assemblée constituante.

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