Deux tristes évènements, révélateurs des zones sombres d’une frange des tunisiens !

tristesse

Deux évènements certes douloureux mais d’intensité incomparable ont défrayé la chronique ces derniers jours et ont montré le degré de schizophrénie et le niveau d’abomination dont une frange des tunisiens n’hésite pas à faire montre, sur fond de haine gratuite et de cruauté mentale. La nature profonde de ce ramassis de chats de gouttière est bien révélée.

Le revers inattendu de Habiba Ghribi aux jeux olympiques et la  mort tragique de Khelil Karoui. Les charognards, mus uniquement par leur lâcheté et leur perfidie, s’en sont donné à cœur joie, rivalisant de mots abjects et de commentaires ouvertement fourbes.  Dissimulés derrière leur écran, tapotant un clavier comme on dégaine un fusil, ils ont inondé les réseaux sociaux de leur féroce haine et de leur morbide hostilité.

Commençons par le cas le plus pénible, à savoir la  mort tragique de Khelil Karoui. Des esprits tordus sinon malades, franchissant allégrement toutes les lignes de l’indécence, droit au  mur de la bêtise, ont poussé le cynisme jusqu’à exprimer leur enchantement à la mort violente de Khelil Karoui, ravi à la fleur de l’âge dans un accident de voiture, tout simplement parce qu’ils nourrissent des ressentiments, d’ordre politique ou médiatique, à l’égard de son père, Nabil Karoui.

Ils  gloussent de plaisir, malsain et immoral,  de voir ce dernier souffrir, meurtri et effondré comme n’importe quel père ayant perdu son enfant. Savent-ils qu’il est difficile pour un père de s’en remettre, d’en faire vraiment son deuil ?!

Se sont-ils exorcisés de leurs vieux démons et de leurs mauvais génies en arborant une mine réjouie face à un drame familial, en insultant la mémoire du défunt ou  en soufflant, à perdre haleine, sur les braises de la déchirure ?!  En fait, ils se sont  détruits là où ils croyaient détruire, ils se sont brûles les doigts et les ailes par le feu même qu’ils croyaient mettre dans le cœur de la famille Karoui.

Que valent leurs mots au vitriol face une telle épreuve, une telle douleur. Rien de rien ! Quand on perd un être cher, on est inaccessible à toute autre forme d’adversité, on est imperméable à n’importe quelle invective.  Une telle affliction est une carapace impénétrable, intouchable. La peine protège contre les envolées bassement revanchardes des ennemis. Ils ont beau faire retourner le coteau dans la plaie, ils n’ont gagné que le mépris et le déshonneur.

Le cas d’Habiba Ghribi, certes moins douloureux, mais tout aussi révélateur de la culture misogyne d’une frange de la population. Si les anonymes des réseaux sociaux croient prendre leur pied en insultant notre héroïne sportive nationale, dont les prouesses et les trophées ont donné au drapeau tunisien un lustre insoupçonné, la sortie médiatique de l’obscur et non moins machiste Rached Khiari, du site “Sada”, est écœurante à plus d’un titre.

Dans son esprit chagrin, la contreperformance d’Habiba Ghribi est  due à son corps nu, ajoutant que le destin lui a administré une sévère leçon. Comme si elle aurait gagné haut la main sa course si elle portait un niqab ou un Sefsari. Le sulfureux et toujours controversé Rached Khiari  aurait pu aller au bout de son idée et brailler qu’Oussama Mellouli a perdu à cause de son maillot de natation !

Non, dans l’esprit de Rached Khiari, la ligne masculine est infranchissable. Plus crétin, tu meurs ! Non, l’homme n’est pas sa tasse de thé.

Loin s’en faut. Pour lui, Habiba Ghribi, car femme, est réductible uniquement à son corps. Que dire quand le symbole est  rabaissé au rang d’un string ou d’un short ?! Normal diriez-vous pour des pervers qui ont plus de cervelle entre les cuisses que sous le crane ; qui ne réfléchissent, quand leurs méninges rouillés le permettent, qu’au-dessous de la ceinture.

Quand le fantasme primitif se veut pensée  et l’instinct animal devient une grille de lecture ! Ce larbin de Rached Khiari, laquais et voix de ses maitres, dont tout l’apport au pays ne vaut même pas ne serait-ce une foulée d’Habiba Ghribi ni une seule goutte de sa sueur, prend ses vessies pour des lanternes et trahit sa nature sexiste.

La cruauté mentale est aussi une forme de terrorisme.

 

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