Les dernières 24 heures ont été marquées par un double mouvement : d’un côté, des signaux géopolitiques toujours plus lourds, notamment en Europe de l’Est et au Proche-Orient ; de l’autre, des marchés qui réagissent au moindre indicateur macroéconomique, dans un contexte de politiques monétaires figées mais sous surveillance.
Ukraine–Russie : la pression militaire reste élevée
Les combats et les frappes se poursuivent, avec une intensité qui maintient l’incertitude régionale à un niveau élevé. Côté ukrainien, de nouveaux épisodes liés aux drones ont été rapportés, avec des chiffres importants communiqués sur des interceptions et des vagues d’attaque.
Au-delà du bilan immédiat, l’enjeu devient structurel : l’énergie, les réseaux et les infrastructures restent des points sensibles, ce qui pèse directement sur l’activité économique locale et sur la stabilité des prix, notamment en Europe.
Gaza : urgence sanitaire et polémique sur les détenus
Dans la bande de Gaza, les conséquences humanitaires se lisent aussi dans des sujets moins spectaculaires que les frappes, mais tout aussi déterminants pour la vie quotidienne. Une agence onusienne a commencé à dégager une gigantesque décharge de déchets de guerre à Gaza City, devenue un risque environnemental et sanitaire.
Parallèlement, un autre sujet continue d’alimenter la controverse : malgré une décision de la Cour suprême israélienne demandant une amélioration de l’alimentation des détenus palestiniens, des témoignages évoquent une faim persistante et des conditions difficiles.
Union européenne : simplifier, accélérer, rassurer les entreprises
Sur le terrain économique, les dirigeants européens ont mis l’accent sur la compétitivité : simplification réglementaire, accélération des décisions et signal envoyé aux entreprises, dans un moment où le coût de l’incertitude, qu’elle soit énergétique, commerciale ou géopolitique, devient un frein direct à l’investissement.
L’enjeu pour l’Europe reste double : préserver la stabilité interne tout en renforçant son attractivité dans un environnement mondial fragmenté.
Marchés : prudence en Asie, devises nerveuses, scénario de statu quo
Les marchés asiatiques ont évolué dans un climat de prudence, sur fond de lecture de données américaines et de craintes liées aux politiques commerciales. Les devises ont aussi reflété cette nervosité, signe que l’équilibre reste fragile dès qu’un chiffre bouscule les anticipations de taux.
En toile de fond, un constat s’impose : beaucoup de banques centrales, dans les grandes économies, privilégient l’attente tant que la trajectoire des prix et de la croissance reste incertaine.
Énergie : le pétrole remonte, mais l’horizon reste volatil
Les prix du pétrole ont connu une hausse récente, portée par un mélange de facteurs liés à l’offre, à la demande et à la prime de risque géopolitique.
Pour les pays importateurs nets, chaque mouvement compte. Au-delà du prix instantané, c’est la volatilité qui pèse le plus sur les coûts logistiques, l’inflation importée et les marges des entreprises.
Tunisie : taux directeur inchangé, inflation en repli, réserves en amélioration
En Tunisie, l’actualité monétaire a été dominée par la décision de la Banque Centrale de Tunisie de maintenir le taux directeur à 7,00% lors de sa réunion du 11 février 2026.
Les principaux éléments avancés sont les suivants :
L’inflation a reculé à 4,8% en janvier 2026, après s’être stabilisée à 4,9% au cours des trois mois précédents. Le ralentissement des prix des produits alimentaires frais, passés de 11,2% à 10,3%, a contribué à cette détente. En revanche, l’inflation sous-jacente est remontée à 4,9% en janvier.
Les réserves en devises ont atteint 25,8 milliards de dinars, soit 109 jours d’importation au 10 février 2026, contre 23,3 milliards de dinars, soit 102 jours d’importation, un an auparavant.
Dans un environnement international tendu, ce mix, désinflation progressive et consolidation des réserves, reste un signal de stabilité relative.
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!