Vous aimez nos contenus ?
Ajouter TN en tant que source préférée sur GoogleL’Egypte voit grand dans les infrastructures pour assurer la mobilité entre le Caire et la Nouvelle capitale administrative. Le matériel et les équipements roulants sont le socle de ce méga projet. Le train monorail de type Alstom Innovia 300, le premier du genre en Afrique, fait partie de ce dispositif. L’autre retombée de ce programme est le bénéfice pour l’environnement, vu le niveau de pollution atmosphérique qui incommode fortement les Cairotes…
La ligne de monorail du Nil oriental entrera en service en novembre 2025, annonce un communiqué du porte-parole de la présidence publié au terme d’une réunion organisée le 25 août dernier entre le président Abdel Fattah Al-Sissi, le ministre des Transports Kamel El Wazir et d’autres parties. Cette ligne fera la jonction entre la station du Stade et la station de la Cité de justice dans la Nouvelle Capitale administrative, un trajet de 56,5 km desservant 22 stations.
Par contre aucune indication sur l’achèvement de la ligne de l’Ouest du Nil reliant la ville du 6 octobre à Wadi El Nil à Gizeh. Ce qu’on sait c’est qu’à terme les deux lignes de monorail avaleront 100 km pour 35 stations desservies. Le projet est monté par un consortium d’entreprises réunissant le géant français Alstom, Orascom et Arab Contractors …
Le goût global du programme est évalué à 4,5 milliards de dollars, d’après des informations lâchées par Arab Contractors et rapportée par les médias égyptiens. La capacité de chaque ligne sera de 600 000 passagers par jour.
Le projet de monorail est un des piliers de la Nouvelle capitale administrative, en plein essor. Il facilitera les déplacements vers la nouvelle cité en développement pour soulager le Caire, qui compte plus de 20 millions d’habitants dans sa zone métropolitaine. La seule issue est le transport de masse…
A côte de ces projets une kyrielle de grands chantiers sortent de terre cette dernière décennie. Il est question de moderniser tout le système ferroviaire, les infrastructures et trains, pour améliorer la connectivité mais également en finir avec les déraillements et accidents mortels
En 2022 Al-Sissi a fait des infidélités à son ami, son homologue français Emmanuel Macron, en choisissant l’allemand Siemens pour le TGV égyptien ; cette fois Paris est à la manoeuvre. Les locomotives, commandées en août 2019, font partie d’un ensemble de 70 trains autonomes composés de 4 voitures chacun. Le marché a été paraphé par l’Autorité nationale des tunnels (NTA) et le consortium Bombardier Transportation (rachetée par Alstom), Orascom Construction PLC et Arab Contractors.
L’Egypte a les problèmes structurels et conjoncturels que l’on sait, avec une difficulté à importer ce qu’elle consomme (c’est le premier importateur alimentaire en Afrique) pour cause de manque de liquidités. S’y ajoutent des marges de manœuvres réduites avec un endettement colossal, une inflation galopante et une croissance qui n’est pas inclusive. Mais la 2e économie du continent se soigne, à travers des réformes courageuses et douloureuses…
Le plus important est sans aucun doute la consistance de l’investissement étranger et la confiance des bailleurs de fonds. C’est cela qui tient l’édifice du président Al-Sissi. Les fondements sont fragiles certes mais la magie opère toujours.
Vous aimez nos contenus ?
Ajouter TN en tant que source préférée sur Google
Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!