Economie

En Tunisie, le secteur de l’automobile ne ralentit pas

En Tunisie, le secteur de l’automobile ne ralentit pas

    Les ventes de véhicules sont cruciales pour l’économie car elles agissent comme un baromètre de la santé économique, reflétant la confiance des consommateurs. Le secteur automobile est un moteur de l’emploi, avec des milliers de postes dans la vente, et un poids significatif dans le commerce international.

    De plus, les ventes de voitures et les revenus associés génèrent de la valeur ajoutée et stimulent l’activité économique dans des domaines connexes comme l’assurance, les pièces et les services, y compris l’infrastructure de transport.

    Le secteur automobile en Tunisie affiche une dynamique positive au cours des dix premiers mois de l’année 2025, marquée par une progression significative des ventes tant chez les concessionnaires officiels que sur le marché parallèle.

    Les chiffres publiés par la Chambre nationale des agents et constructeurs automobiles révèlent un engouement particulier pour les voitures d’occasion importées, qui gagnent progressivement du terrain face aux circuits traditionnels.

    Une croissance soutenue pour l’ensemble du secteur

    L’analyse des données commerciales montre que plus de 77 000 véhicules ont trouvé preneurs sur le territoire tunisien entre janvier et octobre 2025, représentant une hausse notable par rapport aux quelque 64 800 unités écoulées durant la même période l’année précédente.

    Cette expansion touche l’ensemble des segments, des voitures particulières aux utilitaires. Les concessionnaires agréés ont commercialisé environ 52 400 automobiles, enregistrant une progression de près de 13% par rapport à 2024. Cette performance témoigne d’une demande toujours présente pour les canaux de distribution officiels, malgré la concurrence grandissante d’autres formes d’approvisionnement.

    Le marché parallèle s’impose

    L’évolution la plus remarquable concerne indéniablement le circuit parallèle, qui a vu ses volumes bondir de plus de 34% en un an. Avec près de 25 000 véhicules vendus, ce segment représente désormais 28% des transactions totales sur le marché automobile tunisien.

    Une marque française domine largement ce créneau avec plus de 3 600 unités commercialisées, affichant une croissance de 53%. Ce phénomène s’explique en partie par les écarts de prix attractifs et la diversité de l’offre disponible à travers ce canal, qui séduit une clientèle à la recherche de véhicules d’occasion récents à des tarifs compétitifs.

    Nouvelles dispositions fiscales

    Le parlement tunisien a adopté dans le cadre du projet de loi de finances 2026 un article accordant des avantages fiscaux aux familles souhaitant acquérir un véhicule. Cette mesure, applicable une fois par vie pour chaque bénéficiaire, s’adresse aux couples, à leurs enfants mineurs, ainsi qu’aux chefs de famille en cas de divorce ou de décès.

    Les conditions techniques imposent des cylindrées limitées à 1 700 centimètres cubes pour les moteurs diesel et 1 400 pour l’essence, avec interdiction de revente pendant cinq ans. Les taxes se limitent à 10 % de droits de consommation et 7% de TVA, tandis que les véhicules électriques et hybrides bénéficient d’une exonération totale.

    L’accès à cet avantage reste conditionné par des plafonds de revenus fixés à dix fois le salaire minimum pour une personne seule et quatorze fois pour un couple. Le financement peut provenir de dons de Tunisiens résidant à l’étranger, d’allocations touristiques ou d’autorisations d’achat de devises. Cette initiative vise à démocratiser l’accès à la mobilité tout en stimulant un secteur automobile qui reste un baromètre important de l’économie nationale.

    Commentaires

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