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Ajouter TN en tant que source préférée sur GoogleEnnakl Automobiles fait de sa démarche ESG un axe de sa stratégie d’entreprise. Énergie, gestion de l’eau et des déchets, mobilité électrique, capital humain, éthique et gouvernance : le groupe cherche désormais à inscrire sa performance dans une logique plus large que les seuls indicateurs financiers.
Une démarche engagée depuis 2024
Pour Ennakl Automobiles, l’ESG (environnement, social et gouvernance) ne se limite plus à un exercice de communication. La démarche, structurée à partir de 2024 avec l’accompagnement de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, est entrée en 2025 dans une phase de consolidation.
Le rapport ESG 2025 poursuit notamment trois objectifs : produire des données fiables et standardisées sur les pratiques durables de l’entreprise, mieux identifier les risques environnementaux et réglementaires et intégrer les facteurs extra-financiers dans l’évaluation de sa performance globale.
L’automobile au cœur de plusieurs transitions
La démarche d’Ennakl intervient alors que le secteur automobile traverse plusieurs mutations simultanées : développement des véhicules électriques et hybrides, nouvelles technologies, évolution des usages et montée des exigences environnementales.
Pour le distributeur automobile, l’enjeu consiste donc à accompagner cette évolution tout en adaptant ses propres infrastructures. Ennakl distribue notamment des bornes de recharge Wallbox en Tunisie et place la mobilité électrique parmi les enjeux environnementaux retenus dans son analyse ESG.
L’entreprise a également mené une analyse dite de « double matérialité ». Celle-ci examine, d’un côté, l’effet des enjeux environnementaux et sociaux sur la performance de l’entreprise et, de l’autre, l’impact des activités d’Ennakl sur son environnement et ses parties prenantes. Parmi les priorités identifiées figurent le changement climatique, l’eau, les déchets et batteries, le bien-être des salariés, la qualité du service client ainsi que l’éthique et la conformité.
Cette démarche permet surtout de hiérarchiser les investissements : tous les sujets environnementaux ou sociaux n’ont pas le même poids pour un distributeur automobile.
Plus de 1,4 million de dinars investis dans le photovoltaïque
L’un des projets les plus significatifs concerne l’énergie.
Entre 2024 et 2025, Ennakl a déployé des centrales photovoltaïques sur ses sites de La Goulette et de Charguia II afin de produire une partie de son électricité. Le coût total annoncé atteint 1,402 million de dinars.
La consommation électrique totale des sites suivis s’est élevée à 1,862 million de kWh en 2025, tandis que le bilan des émissions de gaz à effet de serre présenté par l’entreprise atteint 4 836 tonnes de CO₂ équivalent, réparties entre les trois scopes d’émission. Le rapport indique également une consommation d’eau de 20 675 m³.
Au-delà de leur dimension environnementale, ces investissements participent également à une logique d’efficacité et d’autonomie énergétique, deux enjeux qui peuvent contribuer à mieux maîtriser les coûts d’exploitation dans la durée.
Déchets : passer du principe à une organisation traçable
Autre chantier : la gestion des déchets issus notamment des ateliers et activités après-vente.
Ennakl a engagé la mise en place d’un système de tri, de stockage et de valorisation des déchets dangereux et non dangereux. Le bâtiment dédié du site de Charguia a été achevé en 2025 pour 101 000 DT, tandis que celui de La Goulette, budgété à 125 000 DT, devait être poursuivi jusqu’au premier trimestre 2026.
L’entreprise a également consacré 116 755 DT à des équipements de tri et de stockage pour les deux sites et indique travailler avec trois collecteurs agréés pour les déchets dangereux, piles, batteries et accumulateurs.
Dans le secteur automobile, ce volet est particulièrement important. Batteries, huiles, effluents, pièces et déchets d’atelier imposent une gestion organisée et traçable, à la fois pour limiter les risques environnementaux et pour respecter les exigences réglementaires.
L’ESG ne se résume pas à l’environnement
La dimension sociale représente un deuxième pilier de la démarche.
En 2025, Ennakl comptait 390 collaborateurs, contre 331 un an auparavant. Les femmes représentaient 22 % de l’effectif et le taux d’encadrement atteignait 21 %. Le rapport indique également un taux d’insertion de 100 % à l’issue des contrats CIVP et d’apprentissage.
L’entreprise a consacré 147 922 DT à la formation continue. Elle indique également que 100 % des salariés ont été formés au code d’éthique et de conformité et que 162 collaborateurs ont suivi une formation consacrée à la protection des données.
Ces indicateurs montrent que l’ESG concerne aussi la formation, la sécurité, l’évolution des compétences et la capacité de l’entreprise à attirer et fidéliser ses collaborateurs.
Une gouvernance ESG directement rattachée à la direction
La démarche prend également une dimension institutionnelle.
Le comité ESG d’Ennakl a été créé en janvier 2024. Le Conseil d’administration valide annuellement le rapport ESG, tandis que la Direction générale intervient dans la définition et le déploiement des orientations retenues.
En 2025, la structure a été renforcée avec le recrutement d’un responsable HSE chargé notamment de la santé, de la sécurité, de l’environnement et du suivi des risques industriels. L’objectif affiché est d’intégrer ces dimensions dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise et pas uniquement dans son reporting annuel.
C’est probablement là que se situe l’un des principaux enjeux d’une démarche ESG : passer d’une série d’actions ponctuelles à un système de gouvernance dans lequel les risques extra-financiers sont intégrés aux décisions d’investissement et aux processus opérationnels.
2026 : aller vers une triple transition
Ennakl entend poursuivre cette trajectoire en 2026 autour de ce qu’elle qualifie de triple transition : énergétique, écologique et digitale.
La feuille de route prévoit notamment un deuxième déshuileur pour le traitement des eaux usées industrielles, ainsi qu’un diagnostic destiné à rendre la climatisation du site de Charguia plus efficace et moins énergivore.
Le groupe veut parallèlement développer une culture ESG plus large parmi ses collaborateurs, renforcer le volet éthique et poursuivre la digitalisation de l’expérience client.
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