Le secteur des énergies renouvelables a créé 16,6 millions d’emplois dans le monde en 2024, selon le rapport annuel de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Cette hausse modeste de 2,3% par rapport à 2023 s’explique par des mises à jour des estimations, notamment pour les biocarburants en Inde, malgré un pic d’installations de capacités renouvelables. En Afrique, le continent compte 344 000 postes, une part limitée du total global qui reflète des disparités régionales marquées.
Croissance mondiale dominée par le solaire
Le photovoltaïque solaire domine largement, avec 7,2 millions d’emplois directs et indirects, grâce à l’ajout record de 347 GW de capacité en 2024. Les biocarburants liquides suivent avec 2,63 millions de postes, devant l’hydroélectricité (2,26 millions) et l’éolien (1,9 million).
La Chine mène avec environ 7,3 millions d’emplois, soit 44% du total mondial, suivie de l’Union européenne (1,8 million), du Brésil et des États-Unis (chacun autour d’un million).
Part africaine encore modeste
L’Afrique représente moins de 3% des emplois renouvelables globaux, avec 344 000 postes en 2024, contre 324 000 en 2023. L’Afrique du Sud se distingue avec 86 531 emplois à temps plein équivalents, soutenus par le programme REIPPP qui attire des investissements massifs dans des projets solaires et éoliens à grande échelle.
D’autres nations comme le Maroc ou l’Égypte progressent via des initiatives locales, mais le manque d’investissements freine l’expansion sur le continent.
Facteurs influençant l’emploi
Les tensions géopolitiques, les incertitudes économiques et l’automatisation modèrent la création d’emplois malgré la croissance des capacités installées. Les compétences varient du manufacturing de composants à l’exploitation de centrales, nécessitant des politiques publiques et des formations adaptées.
L’inclusion des femmes et des personnes handicapées reste faible, appelant à des stratégies pour diversifier la main-d’œuvre.
Les données soulignent une transition énergétique inégale, où l’Afrique pourrait accélérer son intégration via des investissements ciblés et des formations locales. Cette dynamique mondiale invite les décideurs continentaux à renforcer leurs capacités pour capter une part plus substantielle des opportunités.
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