Selon le comité du CDC, le Centre américain de prévention des maladies, le vaccin contre l’hépatite B n’est désormais plus obligatoire pour les nourrissons américains. Mais, cette nouvelle recommandation provoque la consternation chez les professionnels de santé ! La raison : la décision est prise par Robert Kennedy, un vaccinosceptique notoire au ministère de la Santé, nommé par Donald Trump à la tête de la principale agence de santé américaine.
Un groupe d’experts nommés par le ministre de la Santé Kennedy a décidé vendredi de cesser l’option du vaccin contre l’hépatite B à l’ensemble des nouveau-nés, et ce contre l’avis de nombreux soignants.
Ainsi, l’administration d’une première dose de vaccin contre l’hépatite B – sur trois – dans les premières heures de la vie d’un enfant ne serait plus systématiquement recommandée aux bébés dont la mère a été testée négative.
Selon Cal Gordon, un pédiatre californien qui vient de prendre sa retraite après 35 ans d’exercice, c’est une décision inutile sur le plan médical et qui risque d’aggraver les inégalités sociales aux États-Unis,
Cette recommandation, adoptée par huit voix contre trois, devrait être suivie par les autorités fédérales américaines et conduire à la fin de l’actuelle politique de prévention du pays, en vigueur depuis plus de 30 ans.
Toujours d’après Gordon, l’offensive anti-vaccinale grignote aussi le contrat de confiance entre les médecins et les patients, qui ne savent plus à quel saint se vouer. Il s’attend même, dans les prochains jours, à des controverses de plus en plus nombreuses et à une dégradation toujours plus sévère de l’accès aux soins dans tout le pays.
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