Economie

États-Unis : Rééquilibrage géographique du commerce extérieur

États-Unis : Rééquilibrage géographique du commerce extérieur

    La répartition géographique du déficit commercial américain met en évidence des évolutions marquées. En octobre, le Mexique, Taïwan et le Vietnam deviennent les principaux partenaires avec lesquels les États-Unis enregistrent les déficits les plus importants, en hausse dans les trois cas.

    À l’inverse, le déficit commercial avec l’Union européenne a fortement reculé pour s’établir à 6,3 milliards de dollars sur le mois. Ce repli se concentre principalement sur l’Allemagne, l’Irlande et la France. Les États-Unis dégagent par ailleurs des excédents commerciaux avec les pays du Benelux, ainsi qu’avec la Suisse, le Royaume-Uni, le Brésil et l’Australie.

    Le déficit commercial à son niveau le plus bas

    Autre signal notable, la relation commerciale avec la Chine s’est nettement rééquilibrée. Le déficit vis-à-vis de Pékin n’est plus que le quatrième déficit bilatéral le plus élevé pour les États-Unis en octobre, à 13,7 milliards de dollars.

    Le déficit commercial des États-Unis a atteint en octobre son niveau le plus bas depuis plus de quinze ans, repassant sous la barre des 30 milliards de dollars pour la première fois depuis 2009. Selon les données publiées par le département du Commerce, la balance commerciale des biens et services s’est établie à 29,4 milliards de dollars, soit une contraction spectaculaire de 39 % par rapport au mois précédent, déjà marqué par un net recul.

    La publication de ces chiffres avait été retardée de près d’un mois en raison du blocage budgétaire record qui a paralysé l’administration américaine pendant quarante-trois jours, retardant la diffusion de plusieurs indicateurs macroéconomiques majeurs.

    Accélération des exportations américaines

    Dans le détail, les exportations américaines ont progressé de 2,6% en octobre par rapport au mois précédent, représentant une hausse de 7,8 milliards de dollars. Cette progression intervient après une première accélération déjà significative en septembre. À l’inverse, les importations ont reculé de 3,2 %, soit une baisse de 19,2 milliards de dollars, concentrée quasi exclusivement sur les biens.

    La hausse des exportations est largement tirée par les matières premières, notamment l’or non monétaire et les autres métaux précieux, ainsi que par les exportations de pétrole. À l’opposé, les produits de consommation et certains biens manufacturés affichent un repli. Côté services, le dynamisme provient essentiellement du voyage et de la propriété intellectuelle.

    La baisse des importations s’explique en grande partie par l’effondrement des achats de produits pharmaceutiques, qui concentrent près de 80 % de la contraction mensuelle, soit 14,3 milliards de dollars de moins. En revanche, les importations d’équipements informatiques et de télécommunications sont en hausse. Pour les services, les importations progressent légèrement, sous l’effet du tourisme.

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