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Exclusif : Tunisienumerique lève le voile sur le secret de la « chambre noire » du ministère de l’intérieur

Tunisienumerique a appris de sources proches du ministère de l’Intérieur, que les documents saisis chez le dénommé Mustapha Khedher, avaient été, dans un premier temps, présentés au responsable des archives au ministère de l’Intérieur, en vue de les classer, sans lui en donner le détail. On lui a présenté des sacs et des cartons pleins de documents, sans en avoir fait l’inventaire. Devant le refus du responsable des archives de réceptionner de la matière de cette manière, il a été décidé de déposer ces documents dans la fameuse « chambre noire » du ministère.

Par chambre noire, les gens entendent parler des anciens locaux des services de renseignements de la sûreté de l’Etat. Un organisme qui a été mis en place, depuis l’époque coloniale, du temps de la DST. Ses archives contiennent toutes les documents secrets des services spéciaux, de même que certains inventaires concernant aussi bien la Tunisie que l’Algérie, pendant la colonisation française.

Au lendemain du 14 janvier 2011, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Rajhi, a ordonné la dissolution pure et simple de cette importante direction. Les locaux ont été cadenassés et les archives qu’ils contenaient ont été gardées sur place. Un seul cadre du ministère, un ancien des renseignements généraux, possède l’unique copie de la clef de cette caverne d’Ali Baba, tant convoitée par les différentes parties qui sont apparues à cette époque, qui pour savoir des choses et qui pour dissimuler ou détruire des documents qui l’intéresseraient.

C’est dans l’objectif de défendre ces archives et d’éviter toutes les opérations de main mise que les locaux ont été cadenassés et l’unique clef remise à un cadre de la direction. De même que des caméras de surveillance ont été placées de façon à pouvoir filmer le moindre mouvement autour des accès au bâtiment. L’abnégation et l’intégrité du cadre en question, ainsi que le dévouement et la fidélité de quelques vrais Hommes de l’Etat ont permis de sauvegarder ces archives.

C’est, donc, ce bâtiment que certains désignent par le terme de « Chambre noire ».

Maintenant que le mystère de la chambre noire est élucidé et que sa présence est confirmée et expliquée, il reste, néanmoins, une énigme qui appelle à être résolue : En effet, les caméras de surveillance, de même que le cadre chargé de la garde de ces archives ont permis d’assurer qu’aucune personne n’a accédé à ces archives, depuis que les fameux documents saisis chez Mustapha Khedher y ont été placés. Donc, quand et par qui, des dossiers, qui circulent en ce moment entre plusieurs mains ont été subtilisés parmi les milliers de documents saisis ?

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