Facebook : Le couvre-feu en Tunisie entre l’humour et la peur

C’est la première fois que notre chère Tunisie témoigne une situation pareille depuis 1985 : couvre-feu, actes criminels et surtout le bruit de cartouche qui érafle nos oreilles. Cependant, les tunisiens, et plus précisément les facebookeurs, sont loin d’être paniqués. De nouveaux commentaires et publications n’arrêtent pas de circuler dans le site de Zuckerberg, des annotations de genre « (impoli)مظاهرات في حي النصر : شورما سالامي بوليس امبولييي » (des manifestations envahissent cité Ennasr : Chawarma Salami, Police impoli) ou « قلك واحد راقد مافيبالوش بحظر التجول فاق على الساعة التاسعة..وخرج لشارع مالقى حد كان الجيش يدور…قاللهم سامحوني شسمو الفيلم اللي تصورو في» (un  tunisois s’est réveillé après 21h sans avoir la moindre idée de la situation de couvre-feu à Tunis…il est sorti et n'a trouvé que les militaires qui circulent…il s'est dirigé vers eux pour connaitre le nom du film qu'ils ont en train de tourner ) l’autre prétend une promotion offerte par le ministre de l’intérieure « Le nouveau ministre de l'intérieur vous offre, pour son premier jour, l'occasion de passer une soirée en famille. ♥ B ♥ ». J’ai interprété certains de ces jeunes internautes qui étaient quasiment d’accord qu’ils partagent ce genre de publications humoristiques juste pour abaisser l’effet des turbulences sans précédent et la situation de stress qui les rend extrêmement des paranos. Dans l’autre côté, d’autres personnes accusent ce genre d’humour « irresponsable » et ils pensent que ça défigure la bonne cause du mouvement spontanée des partisans dévoués, surtout qu’il y’a des publications qui caricaturent la situation du couvre-feu comme un jeu 3D « En ce moment et exclusivement en tunisie conter strike en 3D pour avoir la version demo faite sortir la poubelle en courant maintenant ».

Entre temps, il parait que les médias nationaux ont bien choisi de se dévouer à répondre aux « rumeurs », médités par certains « mercenaires » et certaines chaines de télévision étrangères à l’instar d’Aljazeera, par la diffusion continue des documentaires concernant la vie sauvages des animaux interrompus de temps en temps par quelques spots publicitaires de « Labib » et des précautions contre l’excès de vitesse.

Où sont passées  les recommandations de notre président qui a insisté mordicus d’ouvrir la porte au dialogue  avec le peuple ?  Où sont les programmes qui mettent directement la main sur la blessure ? Arrêtons-nous de blâmer Aljazeera et créons la nôtre…

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Commentaires

Haut