Economie

Facebook…l’autre face de la fraude fiscale en Tunisie

Face au chômage qui règne dans la Tunisie depuis des années, trouver des solutions alternatives pour avoir les moyens financiers nécessaires pour survivre, devient une priorité. Facebook est l’une de ces solutions.

En effet n’importe qui, peut lancer une page facebook destinée à la vente des produits cosmétiques, téléphones portables, vêtements et autres. Et si on jette un coup d’œil sur ces groupes de commerce on retrouve les mêmes caractéristiques que ceux du souk Bou Mendil, ou rue Charles de Gaulle à Tunis…..c’est un marché parallèle qui ne dit pas son nom.

Il est vrai, qu’il n’existe pas des trottoirs chargés d’étals, mais d’un point de vue économique et juridique, les groupes facebook de commerce et les marchés anarchiques de Tunis, se basent sur la même logique: établir des transactions hors du circuit fiscal.

En principe, dans un ETAT concrétisant la justice fiscale, une portion bien définie par l’Etat doit être tranchée sur chaque transaction commerciale, c’est-à-dire une taxe. C’est ce qui permet aux Etats dans le monde entier de trouver des ressources financières. Donc toute opération commerciale effectuée hors de cette démarche sera qualifiée directement de fraude fiscale, comme les opérations de ventes et d’achats sur les pages facebook. Ce commerce porte sur des millions de dinars.

Imaginons les bénéfices réalisables si les revenus des taxes issus de ce montant sont intégrés dans le budget de l’Etat.

Absence de prise de conscience du gouvernement

Le plus inquiétant sur ce sujet, c’est que autorités ne se rendent pas compte de l’existence de ce secteur en pleine expansion. Ainsi, en épulchant le projet de la loi de finances 2018, on ne trouve aucune procédure qui vient apporter un cadre juridique organisant le travail de milliers de commerces virtuels.

Bien que le gouvernement de Youssef Chahed s’est assigné comme mission de faire la guerre contre la fraude fiscale, on ne trouve que des solutions faciles et techniques classiques d’augmentation des taxes sur des secteurs déjà taxés, ou encore d’augmenter la TVA.

Cette vision classique des choses et le manque d’imagination des dirigeants vont nous coûter cher à une période ou on n’a pas le droit de faire d’autres erreurs.

En effet, le commerce parallèle aujourd’hui  représente 50% du PIB,  selon les dernières statistiques. Qu’est ce qui empêche de profiter de ces secteurs anarchiques au lieu de faire la bagarre aux entreprises et fonctionnaires qui paient déjà leurs obligations fiscales.

 

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