Société

Flou des décisions, récolte paralysée : les oléiculteurs lancent un appel d’urgence à la Présidence de la République [Vidéo] 

    Le président de l’Union tunisienne des agriculteurs, Midani Dhaoui, a déclaré ce lundi 12 janvier 2026 à Tunisie Numérique que la campagne de récolte des olives n’a atteint, à ce stade, qu’un taux d’avancement compris entre 40 et 45 %. Cette situation s’explique, selon lui, par une grande hésitation de la part des agriculteurs, due essentiellement au manque de visibilité et à la confusion entourant les décisions officielles relatives à la filière.

    Midani Dhaoui a souligné que les mesures annoncées par l’État, notamment en ce qui concerne la fixation du prix de référence de l’huile d’olive au niveau des huileries, n’ont pas été appliquées sur le terrain. Il a rappelé qu’un prix de 10 dinars avait été décidé dans un premier temps, puis relevé à 10,200 dinars lors d’une seconde phase, une décision reconduite par la suite. Toutefois, ces tarifs n’ont jamais été respectés, les prix pratiqués oscillant toujours entre 8,500 et 9 dinars, ce qui constitue, selon lui, une véritable entrave pour les producteurs.

    Cette situation de flou et d’inapplication des décisions a, d’après le responsable syndical, entraîné un retard dans la récolte, avec des conséquences négatives attendues sur la qualité de l’huile, la production de la prochaine saison et même sur la santé des oliviers. Face à ces risques, l’Union tunisienne des agriculteurs a lancé un cri d’alarme à la Présidence de la République, estimant que plusieurs recommandations ont été formulées pour encadrer le secteur et soutenir les producteurs, sans être traduites en actions concrètes.

    Midani Dhaoui a également évoqué l’apparition de tensions entre agriculteurs et propriétaires de huileries, conséquence directe de l’absence d’application des décisions gouvernementales, soulignant que « l’hésitation est toujours préjudiciable » à la réussite de la campagne et à la sauvegarde de la production nationale.

    Plus largement, il a affirmé que l’agriculture tunisienne souffre de problèmes structurels récurrents dans plusieurs filières, dus au manque de préparation et à l’absence de stratégies anticipatives pour valoriser les richesses du pays, les solutions adoptées restant, selon lui, essentiellement conjoncturelles et insuffisantes.

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