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Ajouter TN en tant que source préférée sur GoogleLe racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie, la xénophobie et les autres poisons (ils sont sociaux et économiques également) qui rongent le « pays des Droits de l’Homme ». Le débat fait rage actuellement autour de l’antisémitisme après le terrible déballage de Mediapart sur les « péchés de jeunesse » de celui qui se voyait déjà sur le fauteuil du président Emmanuel Macron et qui devra peut-être se rabattre sur le Premier ministère, Jordan Bardella. Je dis peut-être non pas à cause des sondages de son parti – ils sont excellents -, le Rassemblement national (RN), mais à cause de l’opprobre que jettent sur lui ces révélations, surtout depuis que les camarades d’Edwy Plenel ont balancé sur le web tous les éléments matériels incriminant le président du RN.
Lui continue de nier énergiquement, de démentir avec véhémence, de crier au complot, à la manipulation, au faux et usage de faux (il a d’ailleurs déposé deux plaintes), mais ça part mal ; Mediapart n’a jamais perdu face à l’extrême droite et presque jamais avec tous ceux qu’il a accrochés à son tableau de chasse. C’est mal parti pour une autre raison, exposée dans l’émission de David Pujadas, sur LCI, par le brillant éditorialiste Jean-Michel Aphatie. Il a servi une démonstration imparable qui a dû donner des sueurs froides à Bardella et mettre un peu de baume dans le coeur meurtri d’Eric Zemmour.
Aphatie : « Ceux deux personnes qui ont été condamnées pour des propos racistes, antisémites ne sont plus jamais invitées dans les médias. Il s’agit d’Alain Soral et de Dieudonné. ça fait 15 ans qu’ils ne sont plus invités dans aucun média. Les deux personnes qui suivent, qui ont été condamnées, Eric Zemmour pour la première en 2010. Injure à caractère racial deux fois ensuite, dont une fois injure à caractère religieux, qui a été condamné en première instance récemment pour avoir dit à Hapsatou Sy que son prénom était une insulte pour la France et que sa mère aurait mieux fait de l’appeler Corinne…
Bon, et Geoffroy Lejeune, dont j’ai rappelé le pédigrée. Ces gens-là sont promus dans la presse. Le racisme à caractère antisémite vous fait quitter la presse de manière définitive. Le racisme à caractère antimusulman ou anti-islam vous assure des promotions dans la presse. On vous donne des émissions, on vous donne des tribunes et on vous confie la direction d’un journal. Pour moi, la conclusion est simple : c’est ça la France ».
Pujadas : « Anti-musulman, vous dites ? »
Aphatie : « Zemmour, 3 fois condamné ».
Pujadas : « Non, je parlais de Geoffroy Lejeune ».
Aphatie : »Oh ben Geoffroy Lejeune… C’est un petit… un petit je sais pas quoi, enfin. Bon, un petit, un petit ce que vous voulez, c’est raciste quoi. C’est la justice qui l’a dit hein. 2022, octobre 2022, jugement définitif sur le dossier Obono, insulte publique à caractère raciste. Voilà. Donc il y a des racismes qui sont mieux portés que d’autres en France ».
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