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France : Un drame pour la favorite de la présidentielle, le Parquet va demander une peine d’inéligibilité

    Ça sent le roussi pour la favorite de la prochaine élection présidentielle, la cheffe de file du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen. Au terme de 11 jours de débats à la Cour d’appel de Paris, le parquet général communiquera ce mardi 3 février ses réquisitions contre le gratin du RN, épinglé dans le dossier des assistants parlementaires européens. Le réquisitoire des avocats généraux a débuté vers 13 heures. Les peines demandées seront dévoilées l’après-midi.

    Mais le parquet n’a pas fait durer le suspense, il a déclaré qu’il allait demander «des peines d’inéligibilité» et la confirmation des culpabilités. «Nous allons vous demander de confirmer très largement la responsabilité pénale de première instance, et des peines d’inéligibilité seront bien entendu requises», ont averti les deux représentants de l’accusation au début de leur réquisitoire.

    C’est le cas de Mme Le Pen qui cristallise l’attention. Pour rappel la championne de l’extrême droite avait écopé en première instance de 4 ans de prison dont 2 avec sursis, 100 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité avec exécution immédiate. Donc si la sentence est confirmée c’est la disqualification directe pour la présidentielle de 2027.

    La dame est rattrapée par les turpitudes de son papa, feu Jean-Marie Le Pen, qui avait fait du Front national une machine à détourner les deniers publics et que le RN a perfectionnée. Son grand âge lui évita les tourments de la justice, sa fille ne pourra pas s’y soustraire…

    La seule possibilité pour Mme Le Pen de participer à la course c’est que sa peine d’inéligibilité soit ramenée à 2 ans et que la Cour d’appel ne la condamne pas au port d’un bracelet électronique, qui de fait l’empêchera de faire normalement sa campagne électorale. La décision définitive de la Cour d’appel sera connue «d’ici l’été»…

    Mais de toute évidence le RN ne l’attendra pas pour préparer son champion de substitution, le jeune Jordan Bardella (à peine 30 ans). Les sondages le donnent grand vainqueur du scrutin présidentiel, en dépit de son manque d’expérience notoire, un drame pour la deuxième économie de la zone euro, dans une conjoncture mondiale agitée. A moins que Bardella aussi trébuche dans un autre dossier judiciaire, une affaire de détournements de fonds européens, décidément.

     

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